Kalibak en pied, le fils aîné de Darkseid, dans un dessin DC Comics

Kalibak : le fils aîné de Darkseid lancé contre Superman

Ennemis de Superman
DC Comics Nouveaux Dieux Apokolips ⏱ 9 min de lecture

Tout savoir sur Kalibak, le fils aîné de Darkseid et le poing qu'Apokolips envoie quand il n'y a plus rien à négocier. Né sous le crayon de Jack Kirby en 1971, il frappe avec une massue, le Beta-Club, et passe cinquante ans à réclamer l'estime d'un père qui préfère son demi-frère Orion. Vous verrez d'où il vient, qui était sa mère, ce que fait vraiment son arme, dans quels numéros il croise Superman, et pourquoi il n'a jamais eu de rôle en chair et en os.

Kalibak : qui est le fils aîné de Darkseid ?

Kalibak est un Nouveau Dieu d'Apokolips, et il n'a qu'un rôle dans l'univers de DC : être le fils aîné de Darkseid. Aucune identité civile, aucun alias, juste un surnom qui circule dans les comics — « Kalibak the Cruel ». Là où le père est un projet, une volonté d'asservir l'univers, le fils est l'outil de contact : on ne le consulte pas, on le lance.

La fiche Who's Who que DC lui consacre le résume en un mot : guerrier. Né sur Apokolips, 2,06 m pour 213 kg, affilié au cercle rapproché de son père, le Darkseid's Elite, statut décédé au dernier relevé. C'est peu de matière, et c'est logique : Kalibak n'a jamais porté de série à son nom.

L’essentiel

  • Nom réel : aucun ; surnom courant dans les comics, « Kalibak the Cruel »
  • Première apparition : New Gods vol. 1 #1, daté février-mars 1971, « Orion Fights for Earth! »
  • Créateur : Jack Kirby, seul : scénario, crayonné et direction éditoriale
  • Camp : Nouveau Dieu d'Apokolips, membre du Darkseid's Elite
  • Gabarit : 2,06 m pour 213 kg, yeux rouges, cheveux noirs
  • Arme : le Beta-Club, une massue qui sert aussi d'arme de tir
  • Famille : Darkseid (père), Suli (mère, décédée), Orion (demi-frère), Heggra (grand-mère)

1971 : l'entrée en scène dans le numéro fondateur de Kirby

Tout commence avec New Gods vol. 1 #1, daté février-mars 1971, sous le titre « Orion Fights for Earth! ». Jack Kirby y fait tout — scénario, crayonné, direction éditoriale du numéro — et la fiche d'index porte la mention « first appearance » au nom de Kalibak.

Ce numéro est une fondation : Orion, Lightray, Metron, Highfather, les Parademons, Apokolips et New Genesis y naissent tous. Darkseid, lui, préexiste — il est né dans Superman's Pal Jimmy Olsen #134, daté décembre 1970. Le Quatrième Monde de Kirby entre donc chez DC par la porte de Superman. La série s'arrête vite, au #11 d'octobre-novembre 1972, dont le titre dit à lui seul le sujet de cet article : « Darkseid and Sons », au pluriel. Kalibak repasse aussi au #5 (« Spawn ») et au #8.

Suli, sa mère, et le poison commandé par Heggra

Le nom de Suli apparaît pour la première fois dans ce New Gods #11 de 1972. Le personnage, lui, n'est montré qu'en septembre 1989, dans le #8 de la série New Gods relancée cette année-là, au chapitre « Bloodline, Part Two » — les index se contredisent sur le numéro de volume de cette relance, mais la date concorde.

L'histoire fixée depuis est courte et noire. Suli est une savante d'Apokolips, sorcière selon certaines versions, et la seule femme que Darkseid ait aimée — les sources divergent sur le statut du couple. La reine Heggra, mère de Darkseid, juge que cette femme ramollit son fils et la fait empoisonner par DeSaad — Darkseid fera plus tard empoisonner Heggra par le même DeSaad. Kalibak est donc le fils du seul amour de son père, et l'orphelin d'un meurtre de famille.

Kalibak face à Orion, le demi-frère que Darkseid estime

Le drame du personnage tient dans une comparaison. Darkseid a eu deux fils de deux mères. Kalibak, né de Suli, est resté sur Apokolips auprès de son père ; Orion, né de Tigra, a été cédé par traité à New Genesis et élevé par Highfather, et il est devenu un héros. Les deux apparaissent dès le même numéro de 1971, et c'est contre Orion — pas contre Superman — que Kalibak est lancé à l'origine.

Le père estime l'autre : celui qu'il a perdu, celui qui le combat. Toute la carrière de vilain de Kalibak se lit comme une candidature permanente à cette estime, et Superman sera l'épreuve choisie pour la passer. Deux faits sourcés portent cette lecture : le titre « Darkseid and Sons » de 1972, et le résumé que DC donne de son épisode animé le plus connu. Un troisième nom brouille parfois l'arbre — Grayven, autre fils de Darkseid, décédé, que sa fiche mentionne avec la réserve « présumé ».

Le Beta-Club, l'arme de Kalibak, et ce qu'elle n'est pas

Le Beta-Club est l'attribut qui identifie Kalibak, et la seule arme que les grands index de DC lui reconnaissent. Né dans le même numéro que lui, en février-mars 1971, il porte aussi la signature de Kirby. Deux usages sont documentés : il tire — décharges de force, ou rayons nerveux douloureux — et il frappe, puisqu'il reste une massue. De quoi le situer parmi les objets qui font la mythologie de cet univers. La confusion la plus fréquente est là : les Rayons Omega sortent des yeux de Darkseid et n'appartiennent qu'à lui. Une source affirme que le père aurait augmenté son fils jusqu'à des faisceaux comparables ; la fiche DC de ses pouvoirs ne mentionne que la massue, et les sources divergent donc.

Le reste vient de sa nature : force et résistance surhumaines, quasi-immortalité, et des aero-disks pour se déplacer. Rien là-dedans n'en fait un stratège : il sert de second, pas de cerveau. Il ne commande pas pour autant l'élite de Darkseid — il y côtoie DeSaad, Kanto, Granny Goodness et Virman Vundabar, et se retrouve même prisonnier de ce dernier dans un épisode animé. Face à la puissance brute de l'Homme d'Acier, la rencontre se règle au corps à corps.

Kalibak contre Superman : les numéros où les deux se croisent

Le premier affrontement bien documenté date de mai 1988 : Action Comics #600, « Different Worlds », par John Byrne et George Pérez, où Superman et Wonder Woman font face à Darkseid, DeSaad, Amazing Grace et Kalibak. Superman: The Man of Steel #116 (septembre 2001) le remet en scène en flash-back, et Superman vol. 2 #175 (décembre 2001), « Doomsday Rex », de Jeph Loeb et Ed McGuinness, réunit Doomsday, Darkseid, Kalibak et les Parademons. Puis Action Comics #814 (juin 2004) raconte une journée ordinaire du héros qui s'achève par l'arrivée de Darkseid et de ses sbires, Kalibak compris.

Deux arcs récents le replacent sur cette route. « Imperius Lex », Superman vol. 4 #33 à #36 (décembre 2017 - février 2018), de Peter J. Tomasi, Patrick Gleason et Doug Mahnke : Apokolips privée de Darkseid se déchire, Lex Luthor y est rappelé comme souverain, Superman monte avec lui, et Kalibak tient le camp adverse avec Granny Goodness et les Female Furies. Enfin Action Comics #1048 (décembre 2022) et #1049 (janvier 2023), par Phillip Kennedy Johnson et Mike Perkins, l'inscrivent dans l'arc « Kal-El Returns ».

Kalibak à l'écran : « Father's Day » et les séries animées

Un seul épisode porte tout le sujet. « Father's Day », diffusé le 3 octobre 1997 dans la deuxième saison de la grande série animée Superman des années 1990, avec Michael Dorn au micro. Le résumé publié par la production est sans ambiguïté sur le mobile : pour gagner la faveur de son père, la brute Kalibak vient sur Terre détruire Superman. Et il débarque le jour où Jonathan et Martha Kent sont à Metropolis pour la fête des pères. À la fin, c'est Darkseid qui vient reprendre son fils.

La même série le crédite dans « Apokolips… Now! Part II » (14 février 1998) et « Legacy Part II » (12 février 2000), mais les résumés détaillés ne le nomment pas : son rôle y est mineur. Le premier garde pourtant un fil curieux — c'est celui où Darkseid vaporise Dan Turpin, le flic de Metropolis dont Superman suit les funérailles de loin. Or c'est dans New Gods #5, aux côtés de Kalibak, que Turpin fait sa première apparition, en 1971.

Deux autres apparitions comptent. Dans « Hereafter » (29 novembre 2003), Kalibak rejoint une Superman Revenge Squad montée pour tuer le héros, avec Metallo, Livewire, Weather Wizard et Toyman. Et dans « The Ties That Bind » (12 février 2005), il est l'objet de la transaction plutôt que l'agresseur : Granny Goodness ne rendra Oberon que si Mister Miracle et Big Barda le font sortir de sa cellule.

Kalibak en animation : les apparitions relevées et leurs voix
Production Épisode Date Voix
Super Friends: The Legendary Super Powers Show « Darkseid's Golden Trap », « The Royal Ruse » 1984, dates discutées Frank Welker
The Super Powers Team: Galactic Guardians notamment « Escape from Space City » septembre-octobre 1985 Frank Welker
Superman: The Animated Series « Father's Day », puis « Apokolips… Now! Part II » et « Legacy Part II » 3 octobre 1997, 14 février 1998, 12 février 2000 Michael Dorn
Justice League « Twilight », parties 1 et 2 5 juillet 2003 Michael Dorn
Justice League « Hereafter » 29 novembre 2003 non créditée
Justice League Unlimited « The Ties That Bind » 12 février 2005 Michael Dorn
Batman: The Brave and the Bold « Darkseid Descending! » 3 décembre 2010 sources contradictoires
Justice League Action « Superman's Pal, Sid Sharp » 9 septembre 2017 Piotr Michael
Young Justice: Outsiders « Evolution » 18 janvier 2019 Dee Bradley Baker

Ni film live, ni série live : une absence qui a failli finir

C'est la question de tout lecteur arrivé par un film : aucune incarnation en chair et en os n'existe, ni dans le DCEU, ni avant. Côté séries, même réponse — Kalibak ne figure dans aucune liste de personnages de Smallville ni de Superman & Lois.

L'absence a pourtant failli s'arrêter en 2017 : Jason Fuchs, crédité à l'histoire de Wonder Woman aux côtés de Zack Snyder et d'Allan Heinberg, a raconté dans un podcast qu'une version du script finissait sur une scène post-générique incluant Kalibak. Elle n'a pas été retenue, et le film est sorti sans scène post-générique. La confusion la plus répandue, ici, concerne Steppenwolf : il est de la génération au-dessus, du côté de la famille de Darkseid, et non un fils. C'est Steppenwolf, pas Kalibak, qui a obtenu un rôle en chair et en os, dans le Justice League de 2017 comme dans la version longue de Justice League.

En animation longue, rien n'est confirmé non plus : le casting de l'adaptation animée de la guerre d'Apokolips ne le mentionne pas, et ce film se traite donc comme une absence. Côté jeux vidéo, en revanche, il est jouable ou affrontable — les relevés de jeux vidéo du héros le comptent dans un jeu en ligne de DC et dans deux titres LEGO, sur la foi d'une source unique.

Ses morts et ses retours, du tigre de Final Crisis à la mort du père

Kalibak meurt deux fois à la fin des années 2000, et la seconde est la plus étrange de sa carrière. Il tombe d'abord au cours de Death of the New Gods, mini-série publiée de décembre 2007 à mars 2008, parmi les Nouveaux Dieux tués par Infinity-Man, caché sous l'identité de Himon — et qui est, selon la généalogie de sa fiche, son propre oncle. Les index ne disent pas dans quel numéro il tombe.

La seconde est datée : Final Crisis #6, couverture de janvier 2009, par Grant Morrison. Renaissant sur Terre sous une autre forme, Kalibak commande une troupe de Tigermen et se fait tuer par Tawky Tawny, le tigre parlant de Captain Marvel, qui prend ensuite la tête de ses tigres. L'index du numéro porte la mention « Kalibak (dies) ».

La relance de l'après-Flashpoint le remet debout, en garde du corps de son père. « Robin Rises », de Batman and Robin vol. 2 #33 (septembre 2014) à #37 (février 2015), le place face à Batman monté sur Apokolips — un détour qui rejoint l'histoire commune de Superman et de Batman. Puis « Darkseid War », l'arc de Justice League vol. 2 ouvert au #40 et refermé au #50 (2015-2016), où Kalibak apparaît du #43 (octobre 2015) au #50 (juin 2016) : son numéro décisif est le #44, « The Death of Darkseid » (novembre 2015, Geoff Johns et Jason Fabok), le numéro où son père meurt, frappé par le Black Racer fusionné de force avec Flash par l'Anti-Monitor. Le fils survit au père, et n'en hérite pas.

FAQ — Questions fréquentes

Qui est Kalibak dans l'univers de Superman ?

Un Nouveau Dieu d'Apokolips, fils aîné de Darkseid, créé par Jack Kirby en 1971. Sa fiche de référence le décrit en un mot : guerrier. Il sert de second à son père, frappe avec une massue, le Beta-Club, et c'est à ce titre qu'il croise Superman.

Kalibak est-il le frère d'Orion ?

Demi-frère : même père, mères différentes. Kalibak est né de Suli, Orion de Tigra. Orion, cédé par traité à New Genesis et élevé par Highfather, est devenu un héros. Et c'est contre lui, pas contre Superman, que Kalibak est lancé à l'origine.

C'est quoi le Beta-Club de Kalibak ?

Sa massue, créée par Kirby et apparue dans le même numéro que lui, en février-mars 1971. Elle frappe, et tire aussi des décharges de force ou des rayons nerveux douloureux. Ne la confondez pas avec les Rayons Omega, qui sortent des yeux de Darkseid et n'appartiennent qu'à lui.

Qui est la mère de Kalibak ?

Suli, une savante d'Apokolips, sorcière selon certaines versions, présentée comme la seule femme que Darkseid ait aimée ; les sources divergent sur le statut du couple. Elle a été empoisonnée par DeSaad sur ordre de la reine Heggra, qui lui reprochait de ramollir son fils. Elle ne doit pas être confondue avec Tigra, la mère d'Orion.

Kalibak apparaît-il dans un film ou une série en live action ?

Non, aucune incarnation en chair et en os n'existe à ce jour : vous ne le trouverez ni dans Smallville, ni dans Superman & Lois, ni dans un film. Une version du script de Wonder Woman devait se terminer par une scène post-générique avec lui ; elle n'a pas été retenue.

Qui a tué Kalibak ?

Deux fois à la fin des années 2000, et par surprise les deux fois. D'abord Infinity-Man, au cours de Death of the New Gods en 2007-2008, alors qu'il se faisait passer pour Himon — et qu'il est, selon sa généalogie, son oncle. Ensuite Tawky Tawny, le tigre parlant de Captain Marvel, dans Final Crisis #6 (janvier 2009).

Kalibak est-il plus puissant que Darkseid ?

Non, et aucune source ne le prétend. Il a la force, la résistance et la longévité d'un Nouveau Dieu, mais son père le dépasse, et les deux ne jouent pas le même rôle : Darkseid conçoit, Kalibak exécute. Dans le classement du camp d'en face, c'est le père qui pèse, pas le fils.

Conclusion

Kalibak n'est pas un cerveau, et c'est ce qui le rend lisible : il est le poing qu'Apokolips envoie quand il n'y a plus rien à négocier. Pour le suivre dans l'ordre, commencez par les numéros de Kirby — New Gods vol. 1 #1, #5 et #11 —, enchaînez avec Action Comics #600, puis avec « Imperius Lex » et Action Comics #1048-1049.

Côté écran, un seul épisode suffit : « Father's Day », en 1997, où tout le personnage tient, mobile compris. Et pour savoir ce que ce fils pèse vraiment en face de Superman, la hiérarchie des adversaires de l'Homme d'Acier le remet à sa place — juste derrière un père qui occupe toute la lumière, parmi d'autres menaces venues de l'espace comme le seigneur de Warworld.

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