Titano : le chimpanzé géant et ses rayons de kryptonite
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Tout savoir sur Titano, le chimpanzé devenu géant qui projette des rayons de kryptonite par les yeux. Vous allez voir d’où vient ce pouvoir, la fusion de deux météores traversée en plein vol spatial, et pourquoi il fait de ce singe l’un des rares adversaires que Superman ne peut pas simplement approcher. Vous verrez aussi qui l’a baptisé en 1959, pourquoi la version de 1987 n’a plus ces rayons du tout, et comment le personnage a fini réduit à la taille d’un chien en 2025. Ses trois passages à l’écran, de 1966 à 2017, ferment le dossier.
📋 Sommaire
- Titano, le chimpanzé géant qui tire de la kryptonite par les yeux
- Superman #127 (1959) : Toto part dans l’espace et revient géant
- Les rayons de kryptonite, seule et unique arme de Titano
- L’âge d’argent : les sept années où Titano revient vraiment
- 1978 : le retour en trois numéros que son scénariste a désavoué
- Tears for Titano (1987) : le même singe, sans les rayons
- New 52 puis cyborg : les versions modernes de Titano
- Krypto, Beppo, Super-Pets : Titano du côté des animaux
- Titano à l’écran : 1966, 1997 et 2017
- Ce que Titano n’est pas : Grodd, Beppo et le kaiju de 2025
- FAQ — Questions fréquentes
- Conclusion
Titano, le chimpanzé géant qui tire de la kryptonite par les yeux
Titano est un chimpanzé de spectacle appelé Toto, envoyé dans l’espace et revenu transformé : haut de plus de dix mètres, et capable de projeter des rayons de kryptonite verte par les yeux. Son nom complet dans les comics est Titano the Super-Ape, et c’est Lois Lane qui le lui donne, dans le récit où il apparaît pour la première fois.
Sa place dans la galerie des adversaires de Superman tient à un seul trait. Titano n’a pas de plan, pas de haine, pas d’armée. Il est écrit comme une catastrophe naturelle, et l’Homme d’Acier ne peut pas se contenter de la frapper : s’approcher du singe revient à s’approcher d’une source de kryptonite. C’est ce qui le sépare des autres porteurs de la pierre verte dans ce dossier.
La fiche de référence de la version d’origine, publiée dans Who’s Who #24 en février 1987, lui donne 10,6 mètres pour 7 tonnes, contre 1,14 mètre et 37 kilos sous la forme de Toto. Un seul accident sépare donc le chimpanzé du monstre, et ce passage d’une échelle à l’autre est tout le sujet du personnage.
L’essentiel
- Nom de personnage : Titano the Super-Ape, « Titano » en français
- Nom réel : Toto, chimpanzé de spectacle devenu chimpanzé-astronaute
- Première apparition : Superman #127, couverture datée février 1959, mise en vente le 18 décembre 1958
- Créateurs : Otto Binder au scénario, Wayne Boring au dessin, Stan Kaye à l’encrage
- Taille et poids (fiche pré-Crisis) : 10,6 m pour 7 tonnes, contre 1,14 m et 37 kg en Toto
- Arme : des rayons de kryptonite verte projetés par les yeux
Superman #127 (1959) : Toto part dans l’espace et revient géant
Le récit fondateur s’intitule « Titano the Super-Ape! ». Il occupe huit pages, en troisième position dans Superman #127, couverture datée février 1959, pour une mise en vente le 18 décembre 1958 au prix de dix cents. Le scénario est d’Otto Binder, le dessin de Wayne Boring, l’encrage de Stan Kaye, le tout sous la direction de Mort Weisinger — en pleine période de l’âge d’argent des comics.
Toto est présenté comme l’un des chimpanzés les plus intelligents du monde, et c’est à ce titre qu’on l’envoie en vol spatial. En route, il traverse la fusion de deux météores : l’un d’uranium, l’autre de kryptonite verte. Il revient géant, doté d’une vision de kryptonite. Lois Lane le rebaptise Titano, puis se fait enlever par lui. Superman ne peut pas l’approcher, et règle l’affaire en le projetant au travers d’une barrière temporelle, dans la préhistoire. Le dresseur de Toto et l’armée américaine figurent aussi au générique.
Les sources divergent sur le dessinateur. Trois fiches de référence sur trois donnent Boring pour l’intérieur du récit, tandis qu’une notice encyclopédique crédite Curt Swan — qui signe en revanche la couverture du numéro, avec Stan Kaye. Le récit a été réimprimé à plusieurs reprises, notamment dans Superman in the Fifties en 2002 et dans Showcase Presents Superman #1 en 2005.
Les rayons de kryptonite, seule et unique arme de Titano
La mécanique est précise, et elle n’a jamais changé pour la version d’origine : deux météores fusionnent pendant le vol, l’un d’uranium, l’autre de kryptonite verte, et le chimpanzé qui les traverse en ressort avec des yeux qui projettent la pierre verte. Cette vision de kryptonite est la seule chose qui fasse de Titano une menace réelle, et c’est aussi la seule arme qu’il possède.
Le reste tient au gabarit : une super-force et une résistance proportionnées à dix mètres de haut et sept tonnes. Aucune des fiches consultées ne lui attribue le vol, la super-vitesse ou l’invulnérabilité complète, qui restent du côté de la liste des pouvoirs de Superman. Contre un adversaire ordinaire de ce gabarit, la force kryptonienne suffirait largement.
Ce qui coince, c’est l’effet de la pierre verte sur la peau kryptonienne : elle la rend vulnérable, et un rayon continu interdit le corps-à-corps. La comparaison avec Metallo est éclairante. Metallo porte sa kryptonite dans la poitrine sous forme d’un cœur artificiel, et il s’en sert délibérément contre Superman. Titano, lui, n’a rien décidé : il a seulement croisé deux cailloux au mauvais endroit, et il est devenu une arme sans le savoir.
L’âge d’argent : les sept années où Titano revient vraiment
Le personnage avait été créé pour un récit unique. Weisinger le rappelle, selon la presse spécialisée, parce que le premier épisode a plu, et Superman #138 (couverture juillet 1960) reprend exactement le même titre, « Titano the Super-Ape! », sur dix pages et avec la même équipe. Superman y ramène le singe par accident dans le Metropolis moderne, puis doit le piéger pour le renvoyer dans le passé. Détail graphique attesté : pour ce deuxième récit, Boring remplace la tête de chimpanzé par une tête de gorille, ce qui rapproche visuellement le personnage de King Kong. L’inspiration du film de 1933 est d’ailleurs rapportée par la presse spécialisée, qui la rattache à l’habitude de Weisinger de reprendre les films fantastiques de l’époque.
Ensuite, Titano glisse d’antagoniste à accessoire de scénario. Dans Superman #142 (janvier 1961), il sert de déclencheur pour égarer le héros dans le temps. Il entre aussi dans les récits de Bizarro World avec Adventure Comics #289 (octobre 1961), puis Adventure Comics #295 (avril 1962) introduit Bizarro-Titano, un clone bizarro du singe, personnage distinct du modèle.
La sortie de scène arrive dans Superman’s Pal Jimmy Olsen #77 (juin 1964), « The Colossus of Metropolis! » : Allura of Ashtar, princesse d’un peuple de géants de la galaxie d’Ashtar, emmène Titano chez elle. Jimmy Olsen y dispose temporairement des pouvoirs de Colossal Boy. Le dernier récit de l’âge d’argent centré sur lui est Jimmy Olsen #84, en avril 1965 ; Titano repasse encore en invité dans Superman #226 (mai 1970), toujours sous la direction de Weisinger.
Titano dans les comics, de 1959 à 2025
1978 : le retour en trois numéros que son scénariste a désavoué
Après huit ans d’absence, Titano revient sous la plume de Martin Pasko, au dessin de Curt Swan. Trois numéros de Superman le portent : le #323 (couverture mai 1978), le #324 (juin) et le #325 (juillet), dirigés par Julius Schwartz. Le #323 est accessoirement la première apparition d’Albert Michaels sous l’identité d’Atomic Skull, et celle de l’organisation SKULL ; sa couverture est signée José Luis García-López.
Le ton change radicalement. Dans le #324, « Beware the Eyes That Paralyze! », Titano partage l’affiche avec Atomic Skull, et le registre n’est plus celui du monstre incompris qui tenait le récit de 1959. Le #325 clôt l’arc, et le singe disparaît ensuite de la continuité d’avant Crisis.
Les sources divergent sur le compte : une notice générale parle d’un récit en deux parties, tandis que l’index numéro par numéro en relève trois. Pasko lui-même est revenu sur cet arc dans un entretien publié en 2006, rapporté par un ouvrage de référence : il y explique qu’il a cru pouvoir traiter au premier degré un singe géant tirant de la kryptonite par les yeux, que le résultat ne fonctionnait pas, et que le courrier des lecteurs l’a convaincu de laisser le personnage tranquille. L’intérêt du témoignage n’est pas que le concept serait risible, mais qu’un auteur ait jugé le ton de son époque incompatible avec lui.
Tears for Titano (1987) : le même singe, sans les rayons
Après Crisis, John Byrne reprend le personnage de zéro dans Superman Annual vol. 2 #1, paru en 1987 : trente-huit pages intitulées « Tears for Titano! », dessinées par Ron Frenz et encrées par Brett Breeding, sous la direction de Mike Carlin. Titano n’est plus un chimpanzé-astronaute mais un bébé chimpanzé de laboratoire, soumis à des expériences par le docteur Thomas Moyers, avec Amanda Waller et Sarge Steel au générique. L’objectif du programme est de fabriquer des agents surhumains pour le gouvernement, et le nom « Titano » vient d’une plaisanterie méchante du personnel.
Lois Lane visite le laboratoire, et l’animal se jette dans ses bras. Un accident lui donne ensuite la super-force et la taille géante. Il cherche à tuer Moyers, Superman l’arrête, et c’est la présence de Lois qui le calme. Moyers inverse alors la transformation et le tue : Titano meurt dans les bras de la journaliste, qui lui consacre dans le Daily Planet l’article dont le récit tire son titre.
Un point factuel mérite d’être posé clairement, parce qu’il touche au titre de cet article : cette version de 1987 n’a pas la vision de kryptonite. Les rayons appartiennent au Titano d’avant Crisis, et à lui seul. Ce sont donc deux personnages distincts, avec deux origines incompatibles, qui partagent un nom.
| Version | Gigantisme | Rayons de kryptonite |
|---|---|---|
| Pré-Crisis, 1959-1978 | oui, 10,6 m pour 7 tonnes | oui |
| Post-Crisis, 1987 | oui | non, explicitement |
| New 52, 2012 | non, à peine plus qu’un gorille | non attesté |
| Série animée, 1997 | oui, par paliers | non, un gaz remplace la pierre |
New 52 puis cyborg : les versions modernes de Titano
La relance New 52 donne une troisième origine. Dans Superman vol. 3 #3 (couverture janvier 2012, mise en vente le 23 novembre 2011), écrit et mis en page par George Pérez et dessiné par Nicola Scott, Titano apparaît en flashback : c’est désormais un gorille albinos mutant créé par un biophysicien dérangé, et surtout un gorille à peine plus grand qu’un gorille normal. Le gigantisme, qui était tout le personnage, disparaît.
Il meurt deux numéros plus loin, dans le #5 (mars 2012), puis revient en cyborg au corps lumineux dans le #32, couverture datée août 2014 pour une mise en vente le 25 juin, sous la plume de Geoff Johns. Les sources ne résolvent pas la contradiction : les index le donnent mort en 2012 et le classent comme décédé, alors qu’il reparaît en 2014, en 2023, en 2024 et en 2025, sans qu’aucune explication de continuité soit avancée.
L’apparition moderne la plus développée est Titans vol. 4 #1 (couverture juillet 2023), de Tom Taylor et Nicola Scott. Titano y attaque une installation industrielle, et c’est l’équipe au complet qui en vient à bout : Beast Boy le retient, Cyborg sécurise le site, Starfire et Donna Troy l’assomment. Superman n’est pas dans la scène, et ce n’est pas un hasard : c’est le numéro où les Titans prennent la place de la Ligue.
Krypto, Beppo, Super-Pets : Titano du côté des animaux
Un fil parallèle traverse toute sa carrière : Titano est l’un des rares monstres du bestiaire de Superman à être entré par la porte animalière, et cela se voit à ses fréquentations. En août 1961 déjà, Superman #147 publiait « Krypto Battles Titano! », huit pages écrites par Jerry Siegel et dessinées par Al Plastino : le singe, toujours coincé dans la préhistoire, affronte Krypto, et deux extraterrestres non identifiés tentent de capturer le chien et le singe pour un zoo alien.
Le clin d’œil le plus discret est ailleurs. Dans la série animée de 1997, le singe en peluche de Lois enfant s’appelle Beppo, en référence assumée au singe kryptonien des comics. C’est un hommage, pas une identité : Beppo est un allié de Superman et un membre de la Légion des Super-Animaux, Titano un chimpanzé terrestre devenu ennemi par accident.
En 2025, le personnage change de camp pour de bon. Supergirl vol. 8 #5, couverture datée novembre 2025 et mise en vente le 10 septembre, s’intitule « Paws and Effect » : Titano, réduit à la taille d’un chien, rejoint les Super-Pets modernes aux côtés de Krypto et de Streaky, pendant que Lena Luthor veille sur Midvale. La presse l’a surnommé « Tinytano », mais DC écrit « Titano ». Deux garde-fous, pour finir : il n’a jamais été membre de la Légion fondée en 1962, et il ne figure pas parmi les animaux du film d’animation de 2022.
Titano à l’écran : 1966, 1997 et 2017
Trois dessins animés l’ont porté, et aucun film en prises de vues réelles. Le premier est The New Adventures of Superman, produit par Filmation pour CBS à partir du 10 septembre 1966 : l’épisode « The Chimp Who Made It Big », diffusé le 1er octobre 1966, conserve l’origine des comics. Deux débris spatiaux irradiés fusionnent, transforment le chimpanzé Toto en Titano the Super-Ape, et le singe attrape Lois ; Superman doit retenir l’armée de tirer, parce qu’il pense pouvoir le ramener à son état de départ.
La version la plus développée est « Monkey Fun », treizième épisode de la deuxième saison de Superman: The Animated Series, diffusé le 27 septembre 1997, réalisé par Curt Geda sur un scénario d’Evan Dorkin et Sarah Dyer. Elle réécrit tout : Titano est le chimpanzé avec lequel Lois et Lucy Lane jouaient enfants, envoyé dans l’espace par l’armée et perdu vingt ans. Il n’y a aucune kryptonite dans cet épisode — la croissance vient d’un gaz contenu dans les météores, et elle se fait par paliers. Le singe n’est jamais malveillant, seulement destructeur par sa taille : il libère les singes du zoo, cherche des bananes sur le port de Metropolis, et c’est Lois qui l’apaise avec un jouet. S.T.A.R. Labs stoppe sa croissance et il finit sur une île tropicale, le jouet pendu au cou. Frank Welker signe ses effets vocaux, sans être crédité au générique.
Enfin, Justice League Action lui consacre « Harley Goes Ape! », diffusé le 21 octobre 2017, écrit par Paul Dini : Gorilla Grodd prend le contrôle de Titano, et la seule personne capable de contrer cette emprise est Harley Quinn, qui s’en était occupée quand il était petit. Stargirl l’aide à le libérer pour que Superman puisse battre Grodd. Un hologramme de Titano apparaîtrait aussi dans la saison 3 de Superman & Lois, lancée le 14 mars 2023, mais une seule source l’atteste et la liste des séries télévisées et animées ne l’enregistre pas.
Ce que Titano n’est pas : Grodd, Beppo et le kaiju de 2025
Le dossier attire quatre confusions récurrentes, et toutes se dissipent dès que les faits sont posés côte à côte.
- Titano n’est pas Gorilla Grodd. Grodd est un gorille télépathe et intelligent, ennemi de Flash, qui prend justement le contrôle de Titano dans Justice League Action. Deux personnages sans rapport, et l’erreur la plus probable sur ce sujet.
- Titano n’est pas Beppo. Beppo est un singe kryptonien, cobaye de Jor-El, allié de Superman et membre de la Légion des Super-Animaux. Le piège vient du dessin animé de 1997, qui donne ce prénom à la peluche de Lois.
- Titano n’est pas le monstre géant de Superman (2025). Le film de James Gunn fait lâcher par Lex Luthor un kaiju qui n’est pas nommé, combattu avec la Justice Gang. Aucune source ne l’identifie à Titano, et le réalisateur cite Godzilla Minus One comme référence.
- Allura of Ashtar n’est pas Alura In-Ze. La première est la princesse du peuple de géants qui recueille Titano en 1964 ; la seconde est la mère de Kara Zor-El. Orthographes voisines, aucun rapport.
Reste une nuance d’espèce, qui vient du dessin et non du scénario. Toto est bien un chimpanzé, mais Boring lui met une tête de gorille dès 1960, et le New 52 tranche carrément pour un gorille albinos. Quant à ses rayons, ils ont rejoint les pouvoirs que DC a fait disparaître : aucune version moderne ne les lui rend.
FAQ — Questions fréquentes
Qui est Titano dans l’univers de Superman ?
Un chimpanzé de spectacle nommé Toto, devenu géant après avoir traversé la fusion de deux météores — l’un d’uranium, l’autre de kryptonite verte — pendant un vol spatial. Il mesure 10,6 mètres pour 7 tonnes selon la fiche que DC lui a consacrée, et il projette des rayons de kryptonite par les yeux. Sa première apparition est Superman #127, couverture datée février 1959.
Pourquoi Titano peut-il menacer Superman ?
Uniquement par ses yeux. La kryptonite verte qu’il projette rend la peau kryptonienne vulnérable, ce qui interdit le corps-à-corps. Sans ces rayons, un singe de dix mètres ne serait qu’un obstacle de plus pour l’Homme d’Acier.
Quelle est la première apparition de Titano ?
Superman #127, troisième récit de l’album, sous le titre « Titano the Super-Ape! ». La couverture est datée février 1959, mais le numéro est arrivé en kiosque le 18 décembre 1958 : c’est de là que vient le « 1958 » que l’on lit parfois. Vous trouverez aussi Adventure Comics #295 (avril 1962) cité dans son dossier, mais ce numéro est la première apparition de Bizarro-Titano, pas de Titano.
Titano est-il un gorille ou un chimpanzé ?
Un chimpanzé, dans le texte. Les images disent autre chose : Wayne Boring lui dessine une tête de chimpanzé sur un corps de gorille en 1959, puis carrément une tête de gorille dès 1960 pour le rapprocher de King Kong. La version New 52 de 2012 tranche dans l’autre sens et en fait un gorille albinos.
Titano et Gorilla Grodd sont-ils le même personnage ?
Non, et c’est la confusion la plus fréquente. Grodd est un gorille télépathe et intelligent, adversaire de Flash. Il prend le contrôle de Titano dans l’épisode « Harley Goes Ape! » de Justice League Action, en 2017, ce qui n’en fait pas pour autant le même personnage.
Titano fait-il partie de la Légion des Super-Animaux ?
Non. La Légion des Super-Animaux naît en février 1962 avec Krypto, Streaky, Beppo et Comet, et Titano n’en a jamais été membre. En 2025, il rejoint en revanche les Super-Pets modernes dans Supergirl vol. 8, réduit à la taille d’un chien : deux équipes différentes, à plus de soixante ans d’écart.
Dans quels dessins animés voit-on Titano ?
Trois. « The Chimp Who Made It Big » dans The New Adventures of Superman le 1er octobre 1966, « Monkey Fun » dans Superman: The Animated Series le 27 septembre 1997, et « Harley Goes Ape! » dans Justice League Action le 21 octobre 2017. Aucun film en prises de vues réelles ne le met en scène.
Titano est-il le monstre du film Superman de 2025 ?
Non. Le kaiju lâché sur Metropolis par Lex Luthor n’est pas nommé dans le film, et aucune source ne l’identifie à Titano. James Gunn cite Godzilla Minus One comme référence, et c’est la Justice Gang qui épaule Superman dans cette séquence.
Comment Superman se débarrasse-t-il de Titano ?
Jamais en frappant, et c’est tout l’intérêt du personnage. En 1959, il le projette au travers d’une barrière temporelle, dans la préhistoire ; en 1960, il le piège pour le renvoyer dans le passé ; en 1987, c’est la présence de Lois Lane qui le calme ; dans la série animée de 1997, c’est un jouet d’enfance diffusé dans une sonorisation.
Conclusion
Si vous ne retenez qu’une chose de ce dossier, retenez l’accident. Titano n’a rien voulu : un chimpanzé nommé Toto croise deux météores, revient avec dix mètres de haut et des yeux chargés de kryptonite, et se retrouve rangé parmi les ennemis sans avoir jamais formé le moindre projet. C’est aussi pour cela qu’il traverse si mal les époques : en 1978 on a voulu en faire un tueur, en 1987 une victime de laboratoire, en 2012 un gorille de taille ordinaire, et en 2025 un animal de compagnie.
Sa place parmi les adversaires les plus dangereux de l’Homme d’Acier ne vient donc pas d’une puissance ni d’une intelligence, mais d’une seule propriété physique : il porte la kryptonite verte dans ses yeux et il ne peut pas l’éteindre. Pour prolonger du bon côté du bestiaire, le tour de la Légion des Super-Animaux montre ce que le même univers fait d’un animal quand celui-ci choisit son camp.