Le professeur Emil Hamilton en blouse de laboratoire face à Superman

Emil Hamilton : le scientifique de S.T.A.R. Labs passé sous le masque de Ruin

Ennemis de Superman
DC Comics S.T.A.R. Labs Alias Ruin ⏱ 11 min de lecture

Tout savoir sur Emil Hamilton, le professeur de S.T.A.R. Labs que Superman appelait quand il avait besoin d'un cerveau plutôt que d'un poing, et qui a fini sous le masque de Ruin. Vous trouverez ici son état civil, les objets qu'il a fabriqués pour l'Homme d'Acier, le détail de ses trois basculements, le faux coupable qu'il a fait accuser à sa place, et ses visages à l'écran, de Smallville à Man of Steel. Un avertissement dès l'entrée : quatre autres Hamilton circulent dans cet univers, et aucun n'est lui.

Emil Hamilton : qui est le professeur de S.T.A.R. Labs

Emil Hamilton est un scientifique humain, sans le moindre pouvoir. Les comics l'appellent le plus souvent professeur Hamilton, les adaptations préfèrent docteur. Il travaille à Metropolis, il vient de S.T.A.R. Labs, et pendant une quinzaine d'années de publication il a occupé un poste que personne d'autre ne tenait vraiment : celui de conseiller scientifique de Superman.

Le personnage naît dans Adventures of Superman #424, daté de janvier 1987, écrit par Marv Wolfman et dessiné par Jerry Ordway. Ce numéro compte deux fois dans l'histoire éditoriale : c'est le premier du titre rebaptisé après la grande remise à zéro de la continuité DC, et il contient aussi la première apparition de la journaliste Cat Grant. Deux figures durables de Metropolis entrent en scène le même mois.

Une précision de méthode avant d'enchaîner les dates. Toutes celles qui suivent sont des dates de couverture, pas des dates de mise en vente : l'écart usuel est de deux à trois mois, et aucune date de kiosque n'a pu être obtenue pour les numéros des années 2000. La fiche profil de référence du personnage, elle, est Superman Secret Files and Origins 2005, parue en janvier 2006.

L’essentiel

  • Nom : Emil Hamilton, dit professeur Hamilton dans les comics et docteur Hamilton à l'écran
  • Espèce : humain, aucun pouvoir
  • Alias : Ruin, et une première fois Overmind en 2002
  • Première apparition : Adventures of Superman #424, date de couverture janvier 1987
  • Créateurs : Marv Wolfman au scénario, Jerry Ordway au dessin
  • Base : Metropolis
  • Affiliations : S.T.A.R. Labs, Enginehead, la Society
  • Première apparition en Ruin : hors champ dans Adventures of Superman #627 (juin 2004), à l'image dans le #630 (septembre 2004)
  • Dernière apparition en Ruin : Adventures of Superman #647, février 2006

Adventures of Superman #424 : une entrée en scène du mauvais côté

Hamilton ne commence pas comme ami. Dans le #424, intitulé « Man O'War! », Clark Kent le rencontre pour la première fois. Le numéro suivant explicite le mobile : Adventures of Superman #425, février 1987, « Going the Gauntlet », toujours par Wolfman et Ordway. Sa présentation éditoriale dit l'essentiel — désespéré d'être reconnu pour ses inventions, le professeur Hamilton soumet Superman à une série d'épreuves.

Le ressentiment a un nom. Ancien employé de S.T.A.R. Labs, Hamilton reproche à l'industriel de Metropolis de s'être approprié son travail. Sur le détail du montage, les sources ne se recouvrent pas tout à fait : l'une parle de recherches rachetées dont Luthor s'attribue le mérite, les fiches du #425 font intervenir deux employés d'une société nommée Compucon Services, dont l'un meurt, dans un récit raconté en grande partie en flashback. Le grief, lui, ne bouge pas.

C'est le fait structurant de tout le dossier, et il est souvent oublié : Hamilton attaque Superman avant de le servir. Son passage de l'autre côté, dix-sept ans plus tard, n'est donc pas une trahison tardive. C'est un retour au point de départ.

Le conseiller scientifique de Superman, de 1988 à 1996

Après un traitement et une libération, Hamilton monte un laboratoire à Metropolis et devient le consultant technique du héros. Le renversement est complet : l'homme qui testait ses gadgets sur Superman les fabrique désormais pour lui.

Adventures of Superman #442, juillet 1988, « Power Play », scénario de John Byrne et crayonné de Jerry Ordway : c'est le numéro auquel on rattache ses deux réalisations les plus durables, un projecteur de la prison dimensionnelle kryptonienne et les premières versions des robots Superman. On lui doit aussi un générateur de champ de force.

Son travail profite à toute la famille. Dans Superboy #0, daté d'octobre 1994, il équipe le jeune clone de l'Homme d'Acier d'une visière qui lui donne l'équivalent de deux capacités qui lui manquent, la vision à travers la matière et le faisceau de chaleur. Les deux sources consultées se contredisent sur le volume du titre : on s'en tient au numéro et à la date.

Deux ans plus tard, Superman #117, novembre 1996, « Sanctuary », par Dan Jurgens : Hamilton aide à restaurer la base polaire du héros et à sauver les habitants de la cité kryptonienne enfermée dans une bouteille. Le portrait est clair. Son rôle n'a jamais été d'être fort, mais d'être celui qui fabrique.

La mort de Superman, puis le bras perdu

Janvier 1993. Dans Superman: The Man of Steel #19, « Doomsday Is Here! », par Louise Simonson et Jon Bogdanove, Hamilton tente d'aider Superman contre le monstre qui finira par le tuer. Quand le héros est blessé à mort, c'est encore lui qui s'acharne à le sauver, et qui n'y parvient pas : Adventures of Superman #498, « Funeral for a Friend Part 1: Death of a Legend », puis Superman: The Man of Steel #20, février 1993, « Funeral Day ».

Dans le grand événement éditorial de 1992-1993, Hamilton tient donc un rôle ingrat et précis : il est le médecin qui constate. Pas de riposte, pas de pouvoir, un diagnostic.

L'année suivante, l'arc « The Fall of Metropolis » lui coûte un bras, et il se fabrique lui-même une prothèse cybernétique. Aucune source accessible ne dit dans quel numéro exact survient la blessure : il figure dans Action Comics #700 (juin 1994), dans Superman: The Man of Steel #34 et #35, et dans Adventures of Superman #514 (juillet 1994), aux côtés de sa collègue Kitty Faulkner. On s'en tiendra donc à l'arc et à l'année.

Cette prothèse a connu plusieurs versions, aux capacités parfois cocasses : l'une distribuait de la crème solaire. Elle sera surtout son point faible, puisque c'est par ce bras que la technologie de Brainiac finira par le contaminer.

Overmind : la première bascule d'Emil Hamilton

En 2002, Hamilton perd sa place. John Henry Irons revient à Metropolis, et Superman dispose désormais d'un génie scientifique qui est aussi un super-héros. Le professeur se sent mis sur la touche.

Il disparaît à l'arrivée de Brainiac 13, puis resurgit sous le nom d'Overmind, à la tête d'une bande qui complote le retour de Brainiac. Il n'est pas entièrement maître de lui : la technologie qui a infecté sa prothèse le contrôle en partie. Le point daté est Superman: The Man of Steel #122, mars 2002, « Superman V Steel », par Mark Schultz et Darryl Banks, où il est crédité comme Overmind parmi les adversaires, face à Superman, à Steel et à Natasha Irons.

Deux précautions. L'entrée est désambiguïsée dans les index sous la forme « Overmind (Emil Hamilton) », parce que le nom circule ailleurs, et Brainiac 13 est la cause de l'épisode, pas le personnage. Surtout, le mobile est déjà celui de la suite : la mise à l'écart professionnelle. Elle n'explique pas tout — la fiche de référence du personnage dit qu'il avait été rendu fou dès 1987 par le vol de ses travaux, et le Ruin de 2005 agira au nom d'une conviction délirante, celle que Superman pompe l'énergie du Soleil et avance sa mort de 500 millions d'années. L'Overmind est la répétition générale de Ruin.

Ruin : le masque d'Emil Hamilton, de 2004 à 2006

Deux dates circulent pour la première apparition de Ruin, et les deux se défendent. L'arc « Battery », écrit par Greg Rucka et dessiné par Matthew Clark, le crédite comme présent mais hors champ dans Adventures of Superman #627 (juin 2004), #628 et #629. Ruin apparaît à l'image dans le #630, septembre 2004, « Battery, Part Four: Villain Interruptus ». Donner une date sans l'autre revient à trancher un débat qui n'a pas lieu.

La première scène du vilain est un signal. L'unité des crimes spéciaux est appelée pour une prise d'otages à S.T.A.R. Labs : Ruin et un comparse nommé Xlim y retiennent des enfants, et Ruin promet de les tuer si Superman ne vient pas. Autrement dit, le masque fait son entrée dans le laboratoire d'Emil Hamilton. Le trublion de la cinquième dimension fait irruption dans le même numéro.

Aucune source consultée n'attribue la création de l'identité de Ruin à quelqu'un en particulier. Ce qui est établi, c'est le générique : elle apparaît sous la plume de Greg Rucka. En parallèle, Hamilton traverse Enginehead, une mini-série en six numéros signée Joe Kelly, de juin à novembre 2004.

Mars 2005, Adventures of Superman #636, « The Road to Ruin Part One », par Rucka, Rags Morales et John Dell. Ruin domine Superman et lui annonce qu'il existe pour le faire souffrir, et qu'il ne le tuera pas avant qu'il ait vu ses proches frappés. Sa liste de cibles contient des noms que seul l'entourage de l'identité civile du héros peut connaître. Superman appelle Batman et Wonder Woman, et Batman lui conseille de chercher parmi les gens qui le connaissent bien. Ailleurs dans le même numéro, Ruin fait son rapport à Luthor, qui lui dit qu'il est temps de faire couler le sang — le numéro le range avec la Society, et le « Lex Luthor » qui dirigeait alors cette organisation sera révélé dans Villains United puis Infinite Crisis comme étant Alexander Luthor Jr. de Terre-3, pas le vrai Lex.

Pete Ross, le faux coupable de l'arc Ruin

En juillet 2005, le #640, « The Road to Ruin, Conclusion », par Rucka et Karl Kerschl, livre une révélation : Ruin serait Pete Ross, l'ami d'enfance de Clark Kent. Les index le notent d'ailleurs dans ces termes. C'est faux, et c'est tout le sujet de l'arc — le coupable désigné est un innocent, piégé par Hamilton lui-même. Résumer cette histoire par « Ruin, c'est Pete Ross » serait l'erreur à ne pas commettre.

Le récit continue pendant que la grande crise éditoriale de l'époque approche. Le #641, août 2005, s'intitule « Innocence ». Le #645, décembre 2005, « Breaking Point » — intrigue de Rucka, scénario de Nunzio DeFilippis et Christina Weir, crayonné de Kerschl et Renato Guedes — réunit Ruin, Luthor, Mercy, les OMACs et l'adversaire qui absorbe l'énergie des autres, puis débouche directement sur le premier numéro d'Infinite Crisis.

La fin tient en deux numéros. Janvier 2006, #646, « Rack and Ruin, Part I », par Rucka, Kerschl et Wayne Faucher : Hamilton affronte Superman et lui révèle de lui-même qu'il est Ruin. Le héros lave le nom de Pete Ross, et Hamilton finit emprisonné. Février 2006, #647, « Rack and Ruin, Part II », dessiné et colorisé par Renato Guedes, est sa dernière apparition sous ce masque. Le titre Adventures of Superman disparaît lui-même deux numéros plus tard, avec le #649, en avril 2006 : la série ne s'arrête pas pour autant, elle reprend son nom d'origine et sa numérotation continue avec Superman #650, en mai 2006.

Deux recueils couvrent la période : Superman: Unconventional Warfare, paru le 1er février 2005, pour l'arc « Battery », et Ruin Revealed, crédité à Greg Rucka, Nunzio DeFilippis et Christina Weir, paru chez DC Comics le 12 avril 2006.

Ce que Ruin sait, et ce que son costume permet

Premier point, et le plus important : Hamilton n'a aucun pouvoir. Les fiches de référence le décrivent comme un être humain normal, scientifique et inventeur brillant, et laissent le champ des capacités vide. Face à l'arsenal kryptonien, il ne pèse rien physiquement, et aucun récit ne prétend le contraire.

Le costume de Ruin change la donne, mais modérément. Une seule source consultée le décrit : une armure qui permet de se téléporter et de produire de la lumière solaire rouge, c'est-à-dire le rayonnement qui coupe les pouvoirs d'un Kryptonien. La fiche profil censée détailler le personnage n'a pas pu être lue, donc rien d'autre ne doit être ajouté à cette liste.

Son vrai moyen d'action est ailleurs, et c'est ce qui rend le personnage inquiétant. Ce qui met Superman en difficulté en 2005 n'est pas la puissance de Ruin : c'est qu'il connaisse la liste de ses proches du côté civil. Quinze ans de laboratoire partagé donnent accès à tout. Et son arme décisive n'est pas une arme, c'est un dossier monté contre un innocent.

D'où sa place particulière dans la galerie des adversaires. Hamilton n'est ni un cogneur ni l'un de ceux qui misent sur un morceau de kryptonite : il appartient à la catégorie plus rare des proches.

Après Ruin : dix-huit ans de silence, puis un retour du bon côté

Après le #647, la trace se perd. Une source indique qu'il finit emprisonné, les index marquent cette parution comme sa dernière apparition en Ruin, et la suivante date de février 2024. Dix-huit ans séparent les deux, et aucune source consultée ne raconte comment il sort de prison. Ce trou se signale, il ne se comble pas.

Le retour est modeste, et il est du bon côté. Dans le cadre de l'événement Titans: Beast World, couru de novembre 2023 à janvier 2024, le one-shot Titans: Beast World Tour: Metropolis #1, daté de février 2024, contient une histoire de Dan Jurgens intitulée « Turtle Boy » : Hamilton y aide Bibbo Bibbowski à soigner le photographe du Daily Planet, transformé en tortue mutante par des spores. Le personnage n'est donc pas resté un vilain.

Trois versions parallèles complètent le tableau, une ligne chacune. JLA: The Nail #2, septembre 1998. Elseworld's Finest: Supergirl & Batgirl #1, le même mois, où Hamilton a travaillé avec Luthor sur une batterie solaire et voit sa réputation détruite en tentant de révéler qu'elle fonctionne grâce au corps du bébé Kal-El. Et Convergence: Superman #1, juin 2015, par Dan Jurgens et Lee Weeks, où une version antérieure du personnage se rachète, s'installe à Gotham, répare son amitié avec Jimmy Olsen et se construit un véhicule comme thérapie.

Emil Hamilton à l'écran : Smallville, Man of Steel et l'animation

C'est dans la série qui raconte la jeunesse de Clark Kent que le personnage a le plus de place. Alessandro Juliani y joue le docteur Emil Hamilton de la saison 8 à la saison 10, à partir de « Bulletproof », diffusé le 22 janvier 2009, et jusqu'aux derniers épisodes de la série, au printemps 2011. Point capital : cette version ne bascule pas. Elle reste du côté des héros d'un bout à l'autre. Trois précisions souvent répétées — médecin privé, direction de S.T.A.R. Labs, recrutement par Oliver Queen — ne reposent que sur une seule source ; ce qui est doublement confirmé, c'est le nom au générique, l'acteur et sa place dans le casting de la série.

Le prolongement en comics, Smallville Season 11 de Bryan Q. Miller, va plus loin : Hamilton transfère la conscience de Tess Mercer vers l'ordinateur de Watchtower et devient son psychiatre (#6, décembre 2012), puis les deux se mettent en couple après qu'elle s'est téléchargée dans l'androïde Red Tornado (Continuity #4, mai 2015).

Au cinéma, le film de 2013 réalisé par Zack Snyder confie le rôle à Richard Schiff : un docteur Emil Hamilton conseiller scientifique de la DARPA, au service de l'armée et sous les ordres du général Swanwick. Son casting avait été annoncé le 9 janvier 2012. Il meurt dans le film, et c'est le point où les sources divergent le plus : sa fiche de personnage affirme qu'il se sacrifie pour aider à détruire le World Engine, alors que le résumé du film attribue cette destruction à Superman et situe la perte des militaires et des scientifiques embarqués dans l'attaque menée contre le vaisseau du général Zod. La formulation prudente est donc la seule défendable : Hamilton meurt au cours de cette opération militaire.

L'animation offre une deuxième trahison, avec un autre mobile. Dans la série animée des années 1990, le professeur Hamilton est doublé par Victor Brandt, de « A Little Piece of Home » (14 septembre 1996) au double épisode final « Legacy », diffusé les 5 et 12 février 2000, où le tyran d'Apokolips lave le cerveau de Superman. À partir de là, Hamilton se défie du héros et des métahumains en général : ce n'est plus la jalousie qui le fait basculer, c'est la peur.

La suite se joue dans Justice League Unlimited (2004-2006), où Robert Foxworth lui prête sa voix : Hamilton a rejoint en secret le Projet Cadmus et met sa génétique au service de la création des Ultimen et de Galatea, aux côtés d'Amanda Waller. Enfin, Justice League: Gods and Monsters (2015, réalisé par Sam Liu, 76 minutes, voix de Trevor Devall) montre une version d'univers alternatif engagée dans le « Project Fair Play » de LexCorp, un programme d'armes de secours, et tuée par les Metal Men. Trois écrans, trois issues : ces récits ne se confondent pas avec l'arc Ruin.

Côté jeux vidéo, une seule voix est confirmée : Victor Brandt dans Superman: Shadow of Apokolips, sorti sur PlayStation 2 en 2002 et porté sur GameCube en 2003. Pour le jeu Nintendo 64 Superman: The New Superman Adventures (29 mai 1999), aucune base de doublage ne crédite personne. Hamilton apparaît aussi, sans voix créditée, dans le jeu tiré de Superman Returns (2006) et dans Scribblenauts Unmasked (2013).

Les autres Hamilton, et les confusions à éviter

Le piège le plus probable est interne à Smallville. La série a eu deux Hamilton, séparés de sept ans. Le docteur Steven Hamilton des saisons 1 et 2, joué par Joe Morton, est un expert des météorites recruté par Lex Luthor pour étudier les effets de la kryptonite, et il meurt d'une surexposition. Il n'a aucun rapport avec le docteur Emil Hamilton arrivé en saison 8.

Deux autres confusions valent un avertissement. Le conseiller scientifique récurrent de la série des années 1990 n'est pas Hamilton mais le docteur Bernard Klein, joué par Kenneth Kimmins en saisons 3 et 4 ; Emil Hamilton y apparaît bien, interprété par John Pleshette en 1994 et 1995, mais ce n'est pas lui qui occupe ce poste. Dans la série consacrée à Kara Zor-El, le docteur Amelia Hamilton, membre du D.E.O. jouée par Sarah Robson, est un personnage féminin inspiré de lui : rien ne les relie dans la fiction, et son nom n'apparaît d'ailleurs au générique qu'au bout de plusieurs épisodes.

Restent deux homonymes qui ne sont pas des personnages. Edmond Hamilton est un auteur réel de récits Superman, des années 1940 aux années 1960 ; le nom du professeur lui est généralement rattaché, mais l'attribution est signalée comme non sourcée et doit rester au conditionnel. John Hamilton, lui, est l'acteur qui jouait le patron du Daily Planet à la télévision des années 1950. Dernière mise au point : S.T.A.R. Labs n'est pas le laboratoire personnel de Hamilton, d'autres scientifiques y travaillent, à commencer par Kitty Faulkner.

Les Hamilton de l'univers Superman, et ce qui les sépare
Nom Qui c'est Où on le trouve
Emil Hamilton le scientifique de S.T.A.R. Labs, alias Overmind puis Ruin Adventures of Superman #424 (janvier 1987), puis les titres Superman
Steven Hamilton autre médecin, expert des météorites recruté par Lex Luthor ; il meurt d'une surexposition Smallville saisons 1 et 2, joué par Joe Morton
Amelia Hamilton personnage féminin du D.E.O. inspiré de lui, sans lien de fiction établi Supergirl saison 1, jouée par Sarah Robson
Bernard Klein le conseiller scientifique de la série des années 1990 — ce n'est pas Hamilton Lois & Clark, joué par Kenneth Kimmins en saisons 3 et 4
Edmond Hamilton un auteur réel ; le nom du professeur lui est rattaché, mais sans source ferme récits Superman des années 1940 aux années 1960
John Hamilton l'acteur qui jouait Perry White série télévisée des années 1950

FAQ — Questions fréquentes

Qui est Emil Hamilton dans l'univers Superman ?

Un scientifique humain de Metropolis, sans aucun pouvoir, venu de S.T.A.R. Labs. Il apparaît pour la première fois dans Adventures of Superman #424, daté de janvier 1987, par Marv Wolfman et Jerry Ordway. Vous le croiserez d'abord comme adversaire, puis comme conseiller scientifique de Superman pendant une quinzaine d'années, enfin sous le masque de Ruin.

Emil Hamilton est-il un allié ou un ennemi de Superman ?

Les deux, et dans cet ordre-là. Il entre en scène en janvier 1987, puis soumet Superman à une série d'épreuves dans le numéro suivant. Il devient son consultant technique à partir de 1988, bascule en Overmind en 2002, puis en Ruin de 2004 à 2006. Il réapparaît du côté des héros en février 2024.

Qui est Ruin dans les comics Superman ?

Ruin est l'identité masquée d'Emil Hamilton. Les index la créditent hors champ dès Adventures of Superman #627 (juin 2004), et à l'image dans le #630 (septembre 2004). Elle apparaît sous la plume de Greg Rucka ; aucune source consultée n'en attribue formellement la création à quelqu'un.

Ruin, c'est Pete Ross ?

Non, et c'est le piège de l'arc. Le #640, daté de juillet 2005, « révèle » que Ruin serait Pete Ross, l'ami d'enfance de Clark Kent. C'est un montage d'Emil Hamilton pour faire accuser un innocent à sa place. Superman lave le nom de Pete Ross dans le #646, en janvier 2006.

Quels sont les pouvoirs d'Emil Hamilton ?

Aucun. C'est un être humain normal, décrit comme un scientifique et un inventeur brillant. Son costume de Ruin lui permettrait de se téléporter et de produire de la lumière solaire rouge, celle qui neutralise un Kryptonien : une seule source consultée le décrit, et rien d'autre ne doit y être ajouté.

Comment Emil Hamilton a-t-il perdu son bras ?

Pendant l'arc « The Fall of Metropolis », en 1994, et il s'est ensuite fabriqué lui-même une prothèse cybernétique. Aucune source accessible ne précise dans quel numéro survient la blessure. Cette prothèse devient plus tard le canal par lequel la technologie de Brainiac le contrôle en partie.

Qui joue Emil Hamilton dans Smallville ?

Alessandro Juliani, crédité docteur Emil Hamilton de la saison 8 à la saison 10, à partir de « Bulletproof », le 22 janvier 2009, et jusqu'aux derniers épisodes de la série, au printemps 2011. Ne le confondez pas avec le docteur Steven Hamilton des saisons 1 et 2, joué par Joe Morton.

Qui joue Emil Hamilton dans Man of Steel ?

Richard Schiff, dans le film de Zack Snyder sorti en 2013. Cette version-là est conseiller scientifique de la DARPA, au service de l'armée et sous les ordres du général Swanwick. Il meurt au cours de l'opération militaire menée contre le vaisseau de Zod : les sources divergent sur le détail exact de ce sacrifice.

Emil Hamilton apparaît-il dans Lois et Clark ?

Oui. Le docteur Emil Hamilton y est interprété par John Pleshette, en 1994 et 1995. Ne le confondez pas pour autant avec le conseiller scientifique récurrent de cette série, qui est le docteur Bernard Klein, joué par Kenneth Kimmins en saisons 3 et 4 : ce sont deux personnages distincts.

Emil Hamilton est-il dans le Superman de James Gunn ?

Les sources consultées ne lui attribuent aucune apparition dans le film de 2025. En l'absence de confirmation, mieux vaut ne rien avancer sur sa présence dans la nouvelle ère de l'Homme d'Acier.

Conclusion

Si vous ne retenez qu'une chose d'Emil Hamilton, retenez qu'il est l'adversaire de la proximité. Les autres forcent la porte ; lui en avait la clé. C'est ce qui explique le moment le plus glaçant de son arc : non pas un coup porté, mais une liste de noms que seul l'entourage de l'identité civile du héros pouvait connaître.

Son dossier se lit dans les deux sens. Vous pouvez l'aborder par l'homme qui a construit le projecteur de la Zone fantôme et les premiers robots de l'Homme d'Acier, ou par celui qui a fait accuser un innocent pour mieux faire souffrir son ancien ami. C'est le même personnage, et la galerie des adversaires n'en compte pas beaucoup d'autres dont Superman ait eu à se demander s'il les connaissait vraiment. Le retour de 2024 dit l'autre moitié de l'histoire : dix-huit ans après, c'est encore Hamilton qu'on appelle quand il faut réparer quelqu'un.

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