Apokolips : la planete-ville de Darkseid, ses fosses et ses Hunger Dogs
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Tout savoir sur Apokolips, le monde de Darkseid : pourquoi les sources la décrivent comme une planète-ville et non comme une planète, à quoi servent ses fosses de feu, et qui sont les Hunger Dogs qui les alimentent. Vous y trouverez aussi l’arc de 1987 où Superman tombe dans les Fire Pits, et les épisodes où la planète apparaît vraiment.
📋 Sommaire
- Apokolips, une planète-ville et non une planète
- Les Fire Pits : les fosses de feu qui éclairent Apokolips
- Les Hunger Dogs et les castes d’Apokolips
- Armagetto et le palais de Darkseid : l’architecture d’Apokolips
- Qui habite Apokolips : Kalibak, DeSaad, Granny Goodness
- New Genesis et le Pacte : le monde jumeau d’Apokolips
- Boom Tube et Équation Anti-Vie : pourquoi Apokolips vise la Terre
- Apokolips et Superman : la défaite de 1987
- Apokolips dans les comics, de Kirby à Final Crisis
- Apokolips à l’écran : séries et films
- FAQ — Questions fréquentes
- Conclusion
Apokolips, une planète-ville et non une planète
Apokolips n’est pas un monde de mers et de forêts sur lequel on aurait posé des villes. C’est une ville qui a recouvert son monde. Les deux sources de référence emploient le même terme d’urbanisme : une écuménopole, une agglomération étendue à toute une surface planétaire. Ni continents, ni océans, ni campagne. La seule exception nommée est le Garden of Hope, présenté comme le seul endroit beau de la planète — ce qui sépare Apokolips de la planète d’origine de Superman, qui avait, elle, une géographie.
Le monde appartient à un seul maître. Darkseid y règne en despote, et son histoire personnelle est racontée dans son propre dossier : le sujet ici est le lieu. Apokolips appartient au Quatrième Monde, que le DC Database rattache à la Sphère des Dieux, coupé de l’univers ordinaire, et on n’y entre que par Boom Tube. Ce n’est donc pas l’une de ces réalités parallèles que DC empile depuis des décennies. Sa taille n’est chiffrée par aucune source consultée.
L’essentiel
- Nature : une écuménopole : une planète entièrement recouverte par une seule ville
- Première apparition : New Gods vol. 1 #1, couverture février-mars 1971
- Créateur : Jack Kirby, au scénario et au crayonné
- Dirigeant : Darkseid, qui laisse DeSaad gouverner au quotidien
Les Fire Pits : les fosses de feu qui éclairent Apokolips
Les Fire Pits sont des fosses de feu à ciel ouvert, creusées à même la croûte de la planète. Leur fonction est documentée : elles fournissent la lumière et l’énergie du monde. Elles tiennent donc à la fois de la centrale électrique, de l’éclairage public et de l’instrument de mort.
Ce qui les alimente, en revanche, change selon la source : le travail des Hunger Dogs pour l’une ; les forces ambiantes de Darkseid pour une autre, qui signale elle-même que l’affirmation est discutable ; une réserve de « Hell Spores » pour la version portée à l’écran en 2010. Décrire ce que ces fosses font est solide, nommer leur carburant ne l’est pas.
Pour un lecteur de Superman, elles ont un visage précis : c’est dedans que le héros tombe en 1987, et au-dessus d’elles qu’il affronte Orion quelques numéros plus loin. Que sa peau kryptonienne encaisse la chute ne l’empêche pas d’y laisser une grande partie de sa mémoire.
Les Hunger Dogs et les castes d’Apokolips
Au bas de l’échelle vivent les Lowlies, qui forment la majorité de la population : chauves, craintifs, décrits comme dépourvus de tout sentiment de leur propre valeur, soumis à des violences qui ne cessent qu’à leur mort. Beaucoup ne sont pas nés là : ils ont été enlevés sur d’autres mondes, puis brisés.
Le nom de Hunger Dogs est plus glissant qu’il n’y paraît. Une source en fait un groupe rebelle sorti des Lowlies, jamais vainqueur ; une autre un simple synonyme de la classe inférieure. Les deux usages coexistent dans les comics, et Kirby a tranché à sa façon en donnant l’expression pour titre à son roman graphique de 1985. Elle désigne donc d’abord les révoltés, puis, par extension, tous les opprimés de la planète. Au-dessus d’eux, la hiérarchie est militaire.
- les Parademons, troupes de choc créées en laboratoire, dont certaines sont fabriquées à partir des Hunger Dogs d’Armagetto ;
- les Female Furies, garde personnelle de Darkseid, à la force et à la longévité surnaturelles ;
- l’Élite de Darkseid, puis Darkseid, qui laisse DeSaad gouverner.
Armagetto et le palais de Darkseid : l’architecture d’Apokolips
Le bâtiment central est un palais, pas une tour. Aucune source consultée ne nomme de « tour de Darkseid » : les deux encyclopédies de référence écrivent « palais », et la silhouette de tour que beaucoup gardent en tête vient des décors conçus pour l’écran.
À ses pieds s’étend Armagetto, le quartier des plus misérables des Hunger Dogs, maintenus en vue du palais pour qu’ils n’oublient jamais sous quelle botte ils vivent. Les sources se contredisent là encore : l’une en fait la ville capitale, l’autre un bidonville — et les récits de 1985 et de 1987 le traitent en bidonville. L’orthographe varie entre Armagetto, Armaghetto et Armagedda, et le quartier n’est nommé que dans les récits des années 1980.
Le reste de la carte tient en peu de points : l’orphelinat de Granny Goodness, aussi appelé Happiness Home, décrit comme haut de plus de soixante mètres, le Terrorium, la Necropolis où sont enfermés les Dreggs, et le Garden of Hope. Comme la ville de l’Homme d’Acier, Apokolips est un décor qui agit comme un personnage.
Qui habite Apokolips : Kalibak, DeSaad, Granny Goodness
Kalibak, fils aîné de Darkseid, apparaît dans New Gods #1 : c’est lui qui garde la planète et affronte Orion dans le numéro fondateur. DeSaad est le tortionnaire et le conseiller, celui qui tient l’administration ; Darkseid l’aurait recruté enfant sur New Genesis, en le corrompant.
Granny Goodness entre en scène dans Mister Miracle #2, daté de mai-juin 1971 : elle tient l’orphelinat militaire, commande les Female Furies, et c’est elle qui donne son nom à l’enfant d’Izaya. Steppenwolf, oncle maternel de Darkseid et chef militaire, apparaît dans New Gods #7 — en flashback, et il y meurt : un écart net avec le montage cinéma de Justice League (2017), où il porte seul le rôle d’Apokolips.
Deux noms demandent une mise au point. Kanto est l’assassin personnel de Darkseid, et les deux encyclopédies de référence le placent dans la même phrase parmi les chefs des Furies, aux côtés de Granny Goodness — un cumul surprenant pour une garde dite féminine. Big Barda a bien commandé les Furies avant de passer du côté de la Terre ; le DC Database précise que la place qu’elle occupait sous Granny Goodness est restée vacante, tandis que d’autres sources donnent la tête du groupe à Lashina ou à Bernadeth. Quant à Orion, une prophétie veut qu’il renverse son père dans l’Armagetto en flammes.
New Genesis et le Pacte : le monde jumeau d’Apokolips
Apokolips a une sœur, née du même éclatement : celui d’Urgrund, le monde des Anciens Dieux, après leur guerre. Ses habitants seraient issus des atomes d’une sorcière restée anonyme, ceux de New Genesis de ceux de l’Ancien Dieu Balduur.
New Genesis est un monde de forêts et de rivières intactes, dirigé par Highfather ; Apokolips, une dystopie polluée de machines et de fosses de feu. Mais le contraste ne joue pas dans le sens qu’on imagine : en technologie, Apokolips vient en deuxième, derrière New Genesis. Sa spécialité n’est pas l’avance, c’est la diffusion — armer des groupes criminels à travers l’univers pour y répandre son influence.
Le Pacte, raconté dans New Gods #7 (couverture février-mars 1972), est l’acte fondateur d’une paix impossible : Darkseid et Izaya échangent leurs fils. Orion part sur New Genesis, le fils d’Izaya devient Scott Free, le futur Mister Miracle. Qui a proposé l’échange reste contesté selon les sources, et le numéro lui-même ne nomme aucun intermédiaire.
Boom Tube et Équation Anti-Vie : pourquoi Apokolips vise la Terre
Le Quatrième Monde est coupé de l’univers ordinaire, et une seule porte existe : le Boom Tube, ouvert par une Mother Box et baptisé d’après le claquement de son ouverture. Il apparaît dans Forever People #1, et le détail compte : c’est une invention d’Apokolips, conçue par ses propres scientifiques.
Le mobile, lui, est posé dès New Gods #1. Darkseid cherche l’Équation Anti-Vie, la formule qui briserait toute volonté libre, et il la cherche dans un cerveau humain : quatre humains ont déjà été amenés sur Apokolips pour être sondés quand Orion y débarque. La planète ne convoite pas la Terre pour ses ressources, mais pour ce qu’il y a dans les têtes.
Le relais terrestre de cette politique s’appelle Intergang, née dans le numéro de Superman’s Pal, Jimmy Olsen où le jeune photographe du Daily Planet ramène le Newsboy Legion. Le schéma rapproche Apokolips d’un autre monde armé lancé contre Superman : Warworld se déplace, Apokolips envoie.
Apokolips et Superman : la défaite de 1987
Trois numéros datés de mars 1987, chapitres 17 à 19 du crossover Legends, font d’Apokolips le théâtre du pire échec moral de Superman. Le premier, Superman vol. 2 #3, de John Byrne et Terry Austin, introduit Amazing Grace, agente de Darkseid.
Le cœur du récit tient dans Adventures of Superman #426, scénario de Marv Wolfman, dessin de Jerry Ordway. Un Hunger Dog nommé Graggin repêche le corps de Superman dans les Fire Pits et l’amène à des Lowlies, dans Armagetto. Le héros a perdu une grande partie de sa mémoire. Amazing Grace le proclame sauveur, les Hunger Dogs se soulèvent derrière lui — puis une seconde vague de Parademons en massacre des milliers. C’était le plan : laisser l’espoir monter à son sommet pour le briser.
La sortie arrive dans Action Comics #586 : la Mother Box d’Orion rend à Superman sa mémoire et son costume, et le héros attire les Omega Beams sur Darkseid avant de repartir par un Boom Tube. Mais Orion efface aussi sa connaissance du massacre, et sa culpabilité. Pour un personnage défini par son refus de tuer, c’est une issue plus trouble qu’une victoire.
Apokolips dans les comics, de Kirby à Final Crisis
La mythologie d’Apokolips n’a pas été importée dans l’univers Superman : elle en sort. Jack Kirby a lancé son Quatrième Monde dans Superman’s Pal, Jimmy Olsen #133, daté d’octobre 1970, parce que ce titre n’avait pas d’équipe stable. Darkseid y apparaît dès décembre 1970 — un visage sur un écran de télévision, et mal colorié. Sa planète, elle, attend New Gods vol. 1 #1.
La série s’arrête après onze numéros, fin 1972. Kirby revient treize ans plus tard lui donner la fin qu’il voulait, The Hunger Dogs : Orion y déclenche la révolte, et les partisans du maître d’Apokolips comprennent que l’arme en production pourrait consumer leur propre monde. Dernière grande secousse entre 2008 et 2009, avec Final Crisis : Darkseid y est blessé à mort, et c’est Superman qui détruit son essence en employant son dernier souffle à chanter. Ce que les sources ne disent pas, c’est ce qu’il advient d’Apokolips elle-même.
Apokolips, les dates qui comptent
Apokolips à l’écran : séries et films
La planète s’installe d’abord à la télévision, et la série animée lancée en 1996 en fait un décor à part entière : Darkseid y débute le 1er février 1997, avant le sommet que forment « Apokolips… Now! » parties I et II, diffusées les 7 et 14 février 1998. Darkseid y envahit Metropolis, et l’inspecteur Dan Turpin y meurt.
Deux ans plus tard, « Legacy » (5 et 12 février 2000) transpose presque littéralement l’arc de 1987 : endoctriné, Superman croit être le fils de Darkseid, attaque la Terre, puis revient sur Apokolips et constate que le peuple ne se libère pas pour autant. Dans Justice League, « Twilight » (5 juillet 2003) retourne la situation en faisant défendre la planète contre Brainiac. Et une seule adaptation fait de la planète elle-même la menace de son dénouement : la dixième saison de Smallville, où Apokolips approche de la Terre avant que Clark, enfin volant, la repousse.
Côté films d’animation, le long métrage de 2010 montre le palais de Darkseid ; Justice League: War (2014) y fait capturer Batman ; et dans le film de 2019, Darkseid ne quitte pas sa planète : il pilote Hank Henshaw à distance.
Au cinéma, le montage de Justice League (2017) ne montre pas Darkseid : c’est Steppenwolf, joué par Ciarán Hinds, qui porte le rôle d’Apokolips. Le montage de Zack Snyder, sorti le 18 mars 2021, lui donne sa première apparition en prises de vues réelles, jouée en capture de mouvement par Ray Porter. Le film de 2025, lui, n’en montre rien : son résumé de référence ne mentionne ni Apokolips, ni Darkseid, ni Boom Tubes.
FAQ — Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’Apokolips dans DC Comics ?
C’est le monde de Darkseid, et plus précisément une écuménopole : une planète entièrement recouverte par une seule ville industrielle. Elle apparaît dans New Gods vol. 1 #1, daté de février-mars 1971, et elle est créée par Jack Kirby.
Où se trouve Apokolips et comment y entre-t-on ?
Dans le Quatrième Monde, le domaine que le DC Database rattache à la Sphère des Dieux, séparé de l’univers ordinaire. Vous n’y arrivez pas en vaisseau : le seul accès est le Boom Tube, ouvert par une Mother Box — une technologie conçue par les scientifiques d’Apokolips eux-mêmes.
À quoi servent les Fire Pits d’Apokolips ?
Ces fosses de feu à ciel ouvert fournissent la lumière et l’énergie de la planète. Ce qui les alimente est en revanche raconté de trois façons incompatibles selon les sources.
Qui sont les Hunger Dogs d’Apokolips ?
Les opprimés de la planète. Une source en fait un groupe rebelle issu de la caste des Lowlies, une autre un synonyme de cette caste entière. Kirby, lui, a intitulé The Hunger Dogs son roman graphique de 1985.
Y a-t-il une tour de Darkseid sur Apokolips ?
Pas sous ce nom. Les sources DC parlent du palais de Darkseid, au pied duquel s’étend le quartier d’Armagetto. L’image d’une tour vient des décors conçus pour l’écran.
Apokolips est-elle plus grande que la Terre ?
Impossible à dire avec ce qui est publié : les sources parlent d’une grande planète, sans diamètre et sans comparaison chiffrée. Toute statistique que vous croiserez sur ce point vient d’ailleurs que des fiches de référence.
Dans quel épisode Apokolips attaque-t-elle la Terre ?
Le plus connu reste le double épisode « Apokolips… Now! », diffusé les 7 et 14 février 1998. L’invasion revient en 2006 dans le final de Justice League Unlimited, et en 2011 c’est la planète entière qui vient vers la Terre dans l’ultime épisode de Smallville.
Conclusion
Apokolips tient en une idée que Kirby a posée dès 1971 : un monde où l’urbanisme est devenu une arme. Pas de nature, pas d’horizon, un ciel remplacé par des fosses, et une population entretenue dans la certitude de ne rien valoir.
Si vous ne retenez qu’un passage, prenez celui de mars 1987 : Superman y est repêché dans les Fire Pits par un esclave, porté en sauveur, puis utilisé pour conduire des milliers de Hunger Dogs au massacre. C’est là que la planète montre sa vraie fonction.