Amanda Waller : la Task Force X et le Projet Cadmus face à Superman
Share
Tout savoir sur Amanda Waller, la fonctionnaire sans pouvoirs qui traite l'Homme d'Acier comme un dossier de sécurité nationale. Vous trouverez ici son état civil vérifié, l'origine de la Task Force X, l'arc de 2008 où elle commande une escouade montée pour abattre Superman, et la seule continuité où elle dirige vraiment le Projet Cadmus. Les versions à l'écran sont démêlées une par une, de Pam Grier à Viola Davis, avec ce que chacune fait et ce qu'on lui prête à tort.
📋 Sommaire
- Amanda Waller : qui est la femme que DC surnomme « le Mur »
- Chicago, cinq enfants, une archive oubliée : l'origine du personnage
- Task Force X : le mode d'emploi de la Suicide Squad
- L'arc « K » : l'escouade qu'Amanda Waller monte contre Superman
- « Trinity War » : un Superman incarcéré, une kryptonite sur commande
- Absolute Power (2024) : le fils de Superman retourné contre lui
- Le Projet Cadmus : ce qu'Amanda Waller y fait, et dans quelle continuité
- Justice League Unlimited : la seule version où elle dirige Cadmus
- Viola Davis et les autres visages du personnage en live action
- My Adventures with Superman, le jeu de 2024 et les autres voix
- FAQ — Questions fréquentes
- Conclusion
Amanda Waller : qui est la femme que DC surnomme « le Mur »
Amanda Waller est une fonctionnaire. Pas une métahumaine, pas une extraterrestre, pas une milliardaire : une responsable gouvernementale américaine, petite et massive, qui tient tête à des dieux depuis un bureau. DC lui donne un surnom qui dit tout, « The Wall », le Mur, pour son côté obstiné. Elle n'a aucun pouvoir, et c'est exactement ce qui la met à part dans une galerie d'adversaires peuplée de Kryptoniens en colère.
Le personnage naît dans Legends #1, dont la couverture est datée de novembre 1986. La fiche de référence enregistre par ailleurs une parution réelle en août 1986, sans qu'il soit possible de trancher le jour exact : les deux dates circulent. Trois noms sont retenus comme créateurs : John Ostrander pour l'intrigue, Len Wein au scénario, John Byrne au dessin. Dès cette première apparition, elle fait ce qu'elle fera toute sa carrière : elle réactive une unité oubliée, la Task Force X, et y envoie des criminels à la place des soldats.
Face à l'Homme d'Acier, Waller n'est pas une ennemie au sens où l'est le patron de LexCorp. Elle ne le combat pas : elle le gère comme un risque. Là où un industriel veut l'humilier, elle remplit un dossier, chiffre une menace et commande une contre-mesure. Son matériel, ce sont des mandats, des budgets cachés et des bombes implantées dans la nuque de ses agents. Sa doctrine tient en une ligne relevée dans Suicide Squad vol. 4 #27 : bons ou mauvais, tous ne sont pour elle que des ressources. L'arsenal kryptonien entre donc dans ses tableaux au même rang qu'un stock de munitions.
L’essentiel
- Nom : Amanda Waller, née Amanda Blake — les sources divergent sur le prénom du milieu « Belle », retenu par certaines fiches et pas par d'autres
- Surnom : « The Wall », le Mur
- Espèce : humaine, aucun pouvoir
- Première apparition : Legends #1, couverture datée novembre 1986
- Créateurs : John Ostrander, Len Wein et John Byrne
- Origine racontée dans : Secret Origins vol. 2 #14, couverture datée mai 1987
- Base : la prison de Belle Reve, en Louisiane
- Organisations : Task Force X (la Suicide Squad), l'Agency, Checkmate, le D.E.O., A.R.G.U.S., Task Force VII
- Diplôme : licence de sciences politiques
Chicago, cinq enfants, une archive oubliée : l'origine du personnage
L'origine est racontée dans Secret Origins vol. 2 #14, couverture datée mai 1987, par John Ostrander et Luke McDonnell. Amanda Blake grandit à Chicago. La fiche de la version post-Crisis situe l'enfance dans le quartier de Cabrini-Green ; la fiche moderne du personnage, elle, ne nomme aucun quartier. Mariée à dix-huit ans à Joseph Waller, vingt ans, elle a cinq enfants : Joe Jr., Damita, les jumeaux Martin et Jessie, et Coretta.
La suite explique le reste du personnage. Joe Jr. est tué au cours d'une agression. Damita est violée et assassinée en rentrant de l'église. Faute de témoins, la police n'obtient aucune condamnation. Joseph Waller va tuer lui-même le coupable, et les deux hommes s'entretuent. Amanda Waller reste seule avec trois enfants et une conviction : la procédure n'a rien protégé. C'est l'une des rares figures féminines de cet univers dont le moteur n'est ni un pouvoir ni une vengeance, mais une administration qu'elle retourne à son avantage.
Elle finance les études de ses trois enfants survivants, puis les siennes, et décroche une licence de sciences politiques. Elle devient directrice de campagne du candidat Marvin Collins, le fait élire, le suit à Washington comme assistante parlementaire. Et c'est là, en dépouillant de vieux textes de loi, qu'elle tombe sur les dossiers de la Task Force X. Rien de surnaturel, rien de génétique : une archive administrative oubliée, qu'elle demande à réactiver sous sa direction.
Task Force X : le mode d'emploi de la Suicide Squad
L'occasion arrive dans Legends #1. Le tyran d'Apokolips lance une opération destinée à détruire les légendes terriennes, et une graine techno transforme une centrale nucléaire exploitée par S.T.A.R. Labs en monstre vivant, Brimstone. Waller et le ministère de la Défense réactivent alors la Task Force X, surnommée la Suicide Squad : une équipe de super-criminels considérés comme jetables.
Le mécanisme est simple, et c'est sa vraie arme. Chaque criminel reçoit une grâce conditionnelle et un bracelet explosif qui le tue en cas de désobéissance. Rick Flag est imposé comme chef de terrain, Nightshade est recrutée en infiltrée, et la première équipe compte notamment Blockbuster, Bronze Tiger, Captain Boomerang et Enchantress. Brimstone est détruit au mont Rushmore ; Blockbuster est la seule perte, alors que Waller s'attendait à perdre tout le monde. Elle plaide ensuite son dossier devant le président Reagan, qui autorise la Squad à titre provisoire.
La Squad s'installe à la prison de Belle Reve, en Louisiane, sous la garde du directeur John Economos. Les profils psychologiques signés Simon LaGrieve et Marnie Herrs avertissent que l'équipe entière est instable ; Waller passe outre. Le ton du personnage tient dans une scène de Suicide Squad #10 : Batman s'infiltre à Belle Reve et menace de tout révéler, elle le fait reculer en menaçant de dire publiquement qui il est sous le masque, preuves à l'appui. Les laisses, elles, ont changé avec les époques : nano-bombes dans la nuque à l'époque New 52 et au cinéma, colliers inhibiteurs dans la version animée Young Justice.
Les années 2000 l'installent au cœur de l'appareil d'État plutôt qu'à sa marge : directrice régionale du D.E.O. pour le Sud-Est, puis secrétaire aux Affaires métahumaines dans le gouvernement du président Lex Luthor. La femme qui montera une escouade anti-Superman a donc siégé au cabinet de son pire ennemi, et elle sera plus tard Reine blanche de Checkmate sous mandat de l'ONU — poste qu'elle devra quitter quand ses collègues découvriront qu'elle déporte des super-vilains sur une autre planète.
L'arc « K » : l'escouade qu'Amanda Waller monte contre Superman
C'est le dossier central, et il est explicite. Dans l'arc « K », aussi connu comme The Search for Kryptonite, Superman et Batman décident de débarrasser la Terre de toute la kryptonite qu'elle porte. Six chapitres, dans Superman/Batman #44 à #49, du 19 février au 18 août 2008, écrits par Michael Green, avec Mike Johnson comme coscénariste des #46 à #48, et dessinés par Shane Davis. En suivant la piste du minéral, les deux héros tombent sur un bunker souterrain au Kansas.
Dedans : la Last Line, pour « Last Line of Defense », qui apparaît dans le #47, paru le 23 juin 2008. Son objet, écrit noir sur blanc, est de combattre et de vaincre Superman si jamais il se retournait contre les États-Unis. Elle est dirigée par Amanda Waller. Ses membres sont des soldats triés dans le Corps des Marines, l'Army, la Navy et le ministère de la Défense, équipés d'armures et d'armes alimentées à la kryptonite — de quoi contourner la peau kryptonienne du héros sans jamais avoir à la percer. Cinq membres sont nommés : All-American Boy (Joshua Walker), Brannon, Bruiser (Raymond Gibson), Hotshot (Jonathan Banks) et Sekhmet (Layla Adams).
Le détail qui donne la mesure du personnage est la provenance du stock : la kryptonite a été amassée pendant des années en forant un astéroïde en orbite proche. Là où un homme à cœur de kryptonite en porte un fragment dans la poitrine, Waller en finance une filière entière.
Dans le #48, elle capture et contient Batman pendant que la Last Line submerge Superman de kryptonite. Le héros neutralise l'escouade, mais All-American Boy, saturé de minéral, l'affronte seul, et le combat déborde sur Smallville, en grande partie détruite. Le carnage ne s'arrête que lorsqu'on amène sur place les parents du soldat. Un seul épisode comics suffirait à résumer cette rivalité : une unité financée par l'État, dirigée par Waller, montée pour tuer l'Homme d'Acier.
« Trinity War » : un Superman incarcéré, une kryptonite sur commande
Cinq ans plus tard, la méthode change d'échelle. Pendant « Trinity War », à l'automne 2013, Waller dispose de sa propre Justice League of America, une équipe gouvernementale qu'elle lance contre la Ligue au Kahndaq pour faire passer celle-ci pour irresponsable. Les chapitres concernés paraissent dans Justice League of America vol. 3 #6, le 17 septembre 2013, et #7, le 14 octobre 2013, écrits par Geoff Johns et Jeff Lemire, dessinés par Doug Mahnke.
Sur place, Doctor Light perd le contrôle de ses pouvoirs au contact de Superman et paraît tué par sa vision calorifique. Superman, qui ne comprend pas ce qui vient de se passer, se livre à A.R.G.U.S. La cause réelle de l'accident se découvrira plus tard : un éclat de kryptonite planté dans son cerveau par Atom, que Waller avait bien infiltrée dans la Ligue comme taupe, mais qui travaillait en réalité pour le Crime Syndicate de Terre-3.
Ce qu'elle fait du prisonnier compte davantage. Une seule source le documente — la fiche moderne du personnage, qui renvoie à Justice League of America vol. 3 #6 et à Justice League Dark #23, les résumés généralistes de l'arc n'en parlant pas — mais elle est nette : Waller enrôle Firestorm pour synthétiser de la kryptonite, afin d'affaiblir et de contrôler le Superman incarcéré. Quand l'affaire sort, ses propres agents se retournent contre elle et Firestorm avoue. Un héros qui se rend de lui-même, et une commande passée pour fabriquer de quoi le tenir : le résumé vaut pour tout le personnage.
Absolute Power (2024) : le fils de Superman retourné contre lui
En 2024, Waller ne vise plus un homme mais une espèce. Absolute Power, quatre numéros parus du 3 juillet au 2 octobre 2024, écrits par Mark Waid et dessinés par Dan Mora, la montre recruter Failsafe et une reine issue de l'intelligence machine de Brainiac, déployer la Task Force VII — un escadron d'androïdes Amazo — et dépouiller les héros de leurs pouvoirs à l'échelle mondiale.
Superman est blessé tôt dans l'événement. L'arme qu'elle retourne contre lui est pire : son fils Jon Kent, asservi par voie cybernétique et privé de sa mémoire, est lancé à l'assaut de la Forteresse de Solitude. Quand Jon lui échappe, elle l'arrête à la kryptonite verte. Son plan annoncé est de frapper la trinité Batman, Superman et Wonder Woman.
Cette radicalisation ne sort pas de nulle part. Après un séjour sur Terre-3, c'est elle qui vient proposer au Council of Light, à l'issue de Dark Crisis, d'enfermer les métahumains de la planète — et elle découvrira plus tard que ce conseil n'était qu'un groupe de Brainiacs qui se servaient d'elle. La chute, elle, est presque banale : Green Arrow, infiltré, sabote la Task Force VII avec le sablier du Time Commander, la mémoire des identités secrètes est effacée de son esprit, et elle finit en prison. L'événement clôt la période éditoriale qui venait de relancer les titres de Superman et ouvre la suivante.
Le Projet Cadmus : ce qu'Amanda Waller y fait, et dans quelle continuité
Le Projet Cadmus apparaît bien avant elle. Sa première apparition est Superman's Pal, Jimmy Olsen #133, couverture datée octobre 1970, écrit et dessiné par Jack Kirby au début de son passage sur le titre. On l'appelle aussi le DNA Project, et sa base se trouve sous le mont Curtiss, dans le Kirby County, non loin de la ville de l'Homme d'Acier. C'est un centre de clonage.
Dans la continuité comics classique, Cadmus n'est pas la machine anti-extraterrestre de la série Supergirl : les fiches le classent neutre et comptent Superman et Jimmy Olsen parmi ses alliés, même si l'ère Paul Westfield le voit lancer le projet Bloodhound pour capturer l'Homme d'Acier et l'étudier. C'est même Cadmus qui crée Superboy, Kon-El, apparu dans Adventures of Superman #500, couverture datée juin 1993, personnage signé Karl Kesel et Tom Grummett — c'est-à-dire au moment précis où le héros venait de mourir. Parmi les membres et anciens membres du projet figurent Dubbilex, Mickey Cannon, Serling Roquette, Dabney Donovan, le Guardian, la Newsboy Legion et une agente nommée Amanda Spence.
D'où le point à ne pas rater, et il concerne le titre de cette page : Amanda Waller n'apparaît dans aucune des deux fiches Cadmus des comics, ni celle de la continuité post-Crisis, ni celle de la continuité moderne. Écrire qu'elle dirige le Projet Cadmus sans préciser quelle continuité porte ce lien est faux. Et l'autre Amanda de l'orbite Cadmus, Amanda Spence, ennemie de Superboy, n'a rien à voir avec elle.
| Continuité | Qui dirige | Rapport à Superman |
|---|---|---|
| Comics, continuité post-Crisis | Paul Westfield | classé neutre : allié de Superman et de Jimmy Olsen, créateur de Superboy, mais son projet Bloodhound veut capturer l'Homme d'Acier pour l'étudier |
| Comics, continuité moderne | aucun dirigeant renseigné | première apparition dans OMAC vol. 4 #1, toujours créditée à Jack Kirby |
| Justice League Unlimited (2004-2006) | Amanda Waller | Cadmus fabrique des contre-mesures contre la Ligue, Doomsday compris |
| Supergirl, série télévisée | Lillian Luthor, jouée par Brenda Strong | ce Cadmus est voué à l'extermination des extraterrestres ; Waller n'y apparaît pas |
Justice League Unlimited : la seule version où elle dirige Cadmus
Dans le dessin animé diffusé du 31 juillet 2004 au 13 mai 2006, Waller, à qui C. C. H. Pounder prête sa voix, est bel et bien directrice du Projet Cadmus. Le déclencheur est connu : après l'affaire des Justice Lords, où un Superman venu d'un univers parallèle a tué son Luthor et imposé un ordre nouveau, c'est Superman lui-même qui informe le gouvernement. Waller fait tourner les simulations, conclut que le pays serait sans défense si la Ligue faisait pareil, et obtient Cadmus avec une ligne directe vers le président. Détail savoureux : Luthor finance le projet en secret, hors budget fédéral.
Les contre-mesures visent Superman nommément. Doomsday y est un clone raté du héros, produit par Emil Hamilton puis conditionné par Hamilton, Waller et Hugo Strange à le haïr. Galatea est un clone de Supergirl, née de l'ADN que Hamilton lui avait prélevé en secret, et dont la silhouette évoque l'autre héroïne kryptonienne de DC sans être elle ; les Ultimen, eux, sont des clones militarisés. S'y ajoute un missile à tête de kryptonite, et c'est là le piège à contresens : dans « The Doomsday Sanction », diffusé le 19 février 2005, c'est le général Wade Eiling qui le tire sur l'île où Superman affronte Doomsday, Waller ne l'avait pas ordonné, et Batman le détourne. Le monstre finit expédié dans la prison dimensionnelle kryptonienne.
Le reste de la trajectoire se lit dans les dates de diffusion, plus fiables que les numéros de saison, sur lesquels les sources ne s'accordent pas.
- « Task Force X », 21 mai 2005 : l'épisode Suicide Squad du dessin animé, écrit par Darwyn Cooke et raconté du point de vue des criminels, qui cambriolent la Watchtower pour Cadmus.
- « Question Authority », 25 juin 2005 : Question, qui a volé les dossiers, est torturé sur ordre de Waller ; Superman et Huntress donnent l'assaut au quartier général de Cadmus, au Nouveau-Mexique.
- « Panic in the Sky », 9 juillet 2005 : sans attendre l'ordre présidentiel, elle lance Galatea et une armée d'Ultimen sur la Watchtower, avant que Batman ne lui démontre qu'elle a été manipulée par Luthor.
- « Divided We Fall », 16 juillet 2005 : l'épisode où Luthor fusionne avec Brainiac ; soulagée de voir le monstre vaincu, elle fait annuler par le président la frappe aérienne lancée contre lui. C'est à la fin de « Panic in the Sky » qu'elle avait détruit l'androïde de Luthor et libéré les fondateurs de la Ligue.
C'est la seule version du personnage qui change d'avis : elle commence en tenant la Ligue pour la menace la plus grave qui pèse sur la planète, et elle finit par la défendre. Cadmus a été dissous dans la foulée de « Divided We Fall », et « Patriot Act », le 25 février 2006, le dit au passé : c'est elle qui y conseille à Eiling de changer avec son époque, et c'est lui qui refuse de l'entendre.
Viola Davis et les autres visages du personnage en live action
La première apparition en chair et en os n'est pas celle qu'on cite d'habitude. C'est Pam Grier, dans la neuvième saison de Smallville, sur trois épisodes diffusés entre le 5 février et le 30 avril 2010. Et cette Waller-là n'est pas une patronne de Suicide Squad : elle est Reine blanche de Checkmate. Elle veut les noms et les positions de tous les membres de la Ligue, prend l'alliée de Clark en otage pour attirer le Flou, et cherche à ficher les Kryptoniens. Elle lance tout de même la réplique « Welcome to the Suicide Squad ». John Jones lui efface la mémoire des identités, et le wiki de la série hésite ensuite entre « décédée » et statut inconnu.
Deux autres interprètes ne doivent pas être confondues avec Viola Davis. Angela Bassett joue une « docteur Amanda Waller » dans Green Lantern, sorti le 17 juin 2011, film hors de la continuité qui suivra et sans aucune Task Force X. Cynthia Addai-Robinson tient le rôle dans Arrow, des saisons 2 à 4, en directrice d'A.R.G.U.S. au nom de code Mockingbird : celle-là meurt, tuée par Shadowspire, dans un épisode diffusé le 27 janvier 2016.
Viola Davis arrive en 2016, et son argument de départ est Superman. Dans Suicide Squad, sorti le 5 août 2016, elle vend la Task Force X au gouvernement en s'appuyant sur la mort du héros à l'écran : rien ne garantit que le prochain Superman partagera son refus de tuer. Dans cette continuité, l'équipe est un produit dérivé de Superman. Elle abat au passage l'hélicoptère du Joker avec Harley à bord, pose les nano-bombes, et retire dix ans à chaque peine en récompense.
La suite durcit le trait. Dans The Suicide Squad, sorti en août 2021, elle dissimule des décennies de financement d'expériences sur un extraterrestre à Corto Maltese et fait tuer Rick Flag par Peacemaker pour étouffer l'affaire, avant que son propre état-major ne l'assomme. Dans Peacemaker, diffusée début 2022, elle est la mère de Leota Adebayo, personnage créé pour la série : la fuite organisée par sa fille expose la Task Force X. Dans Black Adam, le 21 octobre 2022, elle n'est même pas créditée, et c'est pourtant là que se joue à ce jour leur seule interaction en live action : en scène de mi-générique, c'est elle qui envoie Superman. Puis Creature Commandos, fin 2024, la montre à la tête d'A.R.G.U.S., en train d'assembler une Task Force M.
Trois rectifications pour finir, parce qu'elles circulent beaucoup. Waller n'est pas dans le film sorti en 2025. Viola Davis n'est pas au générique de la deuxième saison de Peacemaker, où le personnage est seulement mentionné. Et la série qui devait lui être consacrée a été mise en pause en août 2026 : ce n'est donc pas un projet annoncé pour demain, même si une reprise reste possible.
My Adventures with Superman, le jeu de 2024 et les autres voix
La version animée la plus utile pour comprendre son rapport au héros est récente. Dans la série qui modernise l'Homme d'Acier, Waller, dont Debra Wilson assure la voix, travaille d'abord aux côtés du général Sam Lane — le père de Lois Lane —, qui dirige la Task Force X en saison 1 et qu'elle finira par écarter de ce commandement, et elle traite Superman comme un risque pour la sécurité nationale. C'est le Général qui le fait capturer puis l'interroge dans « Zero Day », les épisodes 8 et 9 de la première saison, à l'été 2023 ; Waller, elle, aide en secret des prisonniers à s'évader, ce qui permet à Superman de se libérer. La deuxième saison lui donne une base secrète sous la prison de Stryker's Island, où elle expérimente sur des détenus ; la troisième, en 2026, révèle ses crimes et la met en fuite.
Côté jeu vidéo, Suicide Squad: Kill the Justice League, sorti le 2 février 2024 chez Rocksteady, la montre à la tête d'A.R.G.U.S., ordonnant à la Squad de tuer la Ligue, Superman compris. Une précision change tout : le Superman abattu est un clone, tué avec des armes à kryptonite dorée parce que Brainiac avait modifié son ADN pour le rendre résistant à la kryptonite ordinaire. Le vrai Superman survit, et finit par travailler avec l'équipe. Waller, elle, tente un tir nucléaire en acceptant de sacrifier ses agents, et c'est un Superman sous contrôle mental qui fait échouer la frappe ; l'équipe de soutien désactive ensuite les bombes des colliers, ce qui met la Squad hors de sa portée.
Les autres voix dessinent un personnage plus large qu'un simple antagoniste. C. C. H. Pounder la joue dans le dessin animé et dans Superman/Batman: Public Enemies, sorti le 29 septembre 2009, où elle est franchement du bon côté : elle découvre que Luthor se dope à la kryptonite liquide, aide l'armée à l'arrêter et fournit aux deux héros les données du météore qu'il avait effacées. Sheryl Lee Ralph la joue dans Young Justice, en directrice de Belle Reve, où elle affirme que ces murs tiendraient même Superman. Et Vanessa Williams en fait une femme en phase terminale dans Suicide Squad: Hell to Pay, en 2018.
FAQ — Questions fréquentes
Qui est Amanda Waller dans l'univers de Superman ?
Une responsable gouvernementale américaine, créée en 1986 dans Legends #1, qui réactive la Task Force X — la Suicide Squad — et traite les surhommes comme un risque à couvrir. Elle n'affronte pas Superman au corps à corps : elle finance, mandate et arme ceux qui s'en chargeront. C'est ce qui lui vaut sa place parmi les adversaires de l'Homme d'Acier.
Amanda Waller a-t-elle des pouvoirs ?
Aucun, et il ne faut pas la prendre pour une métahumaine. Ses fiches ne lui attribuent que des compétences humaines : espionnage, armes à feu, combat rapproché, intimidation, manipulation, sciences politiques et analyse tactique. Sa vraie arme est la procédure, avec les explosifs qu'elle fait implanter à ses agents.
C'est quoi la Task Force X ?
C'est le nom administratif de la Suicide Squad : une équipe de criminels envoyés en mission à la place de soldats, avec une grâce conditionnelle en récompense et un explosif pour garantir l'obéissance. Waller en retrouve le dossier dans de vieux textes de loi, puis en obtient la direction. Attention à deux homonymes : la Task Force VII est l'escadron d'androïdes d'Absolute Power en 2024, et la Task Force M l'équipe de Creature Commandos.
Amanda Waller dirige-t-elle vraiment le Projet Cadmus ?
Dans le dessin animé diffusé entre 2004 et 2006, oui. Dans les comics, non : les fiches du projet ne la mentionnent pas, et le dirigeant historique est Paul Westfield. Dans la série Supergirl, Cadmus est encore autre chose, dirigé par Lillian Luthor, et Waller n'y apparaît pas. Le titre de cette page réunit donc deux choses qui ne se recouvrent que dans l'animation.
Dans quel comic Amanda Waller essaie-t-elle de tuer Superman ?
Dans l'arc « K », Superman/Batman #44 à #49, en 2008. Elle y dirige la Last Line, une escouade équipée d'armures et d'armes à kryptonite, créée pour abattre le héros s'il se retournait contre les États-Unis. Le combat détruit une grande partie de Smallville.
Qui joue Amanda Waller au cinéma et à la télévision ?
Pam Grier la première, dans Smallville en 2010. Puis Angela Bassett dans Green Lantern en 2011, hors de toute continuité partagée, et Cynthia Addai-Robinson dans Arrow. Viola Davis reprend le rôle à partir de Suicide Squad en 2016 et le tient jusqu'à Creature Commandos. Côté voix, C. C. H. Pounder et Debra Wilson sont les plus présentes.
Amanda Waller apparaît-elle dans Superman (2025) ?
Non. Le personnage ne figure pas dans le film, et Viola Davis n'est pas non plus au générique de la deuxième saison de Peacemaker, où Waller est seulement mentionnée. La série qui devait lui être consacrée a été mise en pause en août 2026, avec une possibilité de reprise.
La Suicide Squad tue-t-elle vraiment Superman dans le jeu vidéo ?
Pas le vrai. Dans Suicide Squad: Kill the Justice League, le Superman abattu est un clone, tué avec des armes à kryptonite dorée parce que Brainiac avait modifié son ADN. Le Superman original survit, et finit même par travailler avec l'équipe. Dire que la Squad tue Superman sans cette précision est faux.
Pourquoi la surnomme-t-on « le Mur » ?
Parce qu'elle ne cède pas : le surnom « The Wall » renvoie à son côté agressif et obstiné, y compris face à des interlocuteurs capables de soulever un immeuble. Les sources attestent le surnom et son sens, mais aucune ne dit dans quel numéro il apparaît pour la première fois.
Conclusion
Si vous ne retenez qu'une chose : Waller n'est pas une ennemie de Superman, c'est une administration qui l'a classé comme menace. Pour la lire dans l'ordre, commencez par Legends #1 et Secret Origins vol. 2 #14, pour la naissance du dispositif, enchaînez avec l'arc « K » de Superman/Batman, le seul moment où elle commande une escouade montée pour l'abattre, puis avec Absolute Power pour voir jusqu'où la logique peut aller quand le fils du héros sert d'arme.
Côté écran, deux arrêts suffisent : « The Doomsday Sanction », le 19 février 2005, et « Divided We Fall », le 16 juillet suivant — cinq mois pour voir le même personnage commander une contre-mesure contre la Ligue puis annuler la frappe qui l'aurait tuée avec elle. Et si vous préférez la vue d'ensemble, le classement des adversaires de l'Homme d'Acier remet cette gestionnaire à sa place réelle : moins puissante que le tyran d'Apokolips, plus durable que la plupart, parce qu'un budget se reconduit chaque année.