Les tours LexCorp dominant la skyline de Metropolis

LexCorp : l'empire de Lex Luthor, sa tour a Metropolis et ses noms selon les adaptations

Ennemis de Superman
DC Comics Tour de Metropolis LuthorCorp ⏱ 11 min de lecture

Tout savoir sur LexCorp, l'entreprise de Lex Luthor — une société cotée, pas un repaire de super-vilain. Vous verrez comment le nom est apparu dans un comic de 1986 avant que la chose n'existe vraiment, à quoi ressemble la tour de Metropolis et combien de fois elle a été abattue, ce que l'empire possède réellement derrière ses filiales, et pourquoi le film de 2025 dit LuthorCorp là où les films de Zack Snyder disaient LexCorp.

LexCorp : l'entreprise qui sert de façade à Lex Luthor

LexCorp est un conglomérat de Metropolis. Son nom complet est LexCorp Incorporated. Son siège se trouve dans le quartier de New Troy, à Metropolis, dans le Delaware, et son métier d'origine est l'ingénierie aérospatiale. Dans la continuité des comics, son fondateur est Lex Luthor lui-même.

L'entreprise n'est pas un décor. Elle sert de façade à l'activité criminelle de son patron, et c'est là toute son utilité narrative : ce qui est illégal est hébergé dans ce qui est légal. Un conglomérat coté n'a pas de visage à frapper. Toute la période qui s'ouvre en 1986 tient sur ce déséquilibre, et elle explique la place tenace de Luthor parmi les adversaires de l'Homme d'Acier.

Le nom, lui, bouge beaucoup. Selon l'adaptation, la société s'appelle LexCorp, LuthorCorp, LexCorp Industries, L-Corp ou même Supercorp. Elle n'a pas toujours le même fondateur, ni le même métier d'origine. Dans la version télévisée de Smallville, par exemple, elle naît d'une prime d'assurance et vend des engrais.

L’essentiel

  • Nom complet : LexCorp Incorporated, le plus souvent écrit LexCorp.
  • Siège social : New Troy, à Metropolis, dans le Delaware.
  • Secteur d'origine : l'ingénierie aérospatiale.
  • Fondateur : Lex Luthor dans les comics. Pas dans toutes les adaptations.
  • Première mention : Superman vol. 1 #416, date de couverture février 1986.
  • Bascule réelle : The Man of Steel #4, date de couverture novembre 1986, par John Byrne.
  • Autres noms attestés : LuthorCorp, LexCorp Industries, L-Corp, Supercorp, LexCo, selon les univers.
  • Direction la plus récente : Mercy Graves, depuis Superman vol. 6 #27 (août 2025).

1986 : le nom apparaît chez Maggin, l'entreprise naît chez Byrne

Deux bases documentaires se contredisent sur la naissance de LexCorp, et il vaut mieux le dire que choisir. La première attribue la création à Elliot S. Maggin et la fait remonter à Superman vol. 1 #416, daté de février 1986. La seconde crédite John Byrne, sans donner de numéro. Les deux tiennent debout, parce qu'elles ne parlent pas de la même chose.

Le mot apparaît bien chez Maggin, mais dans un récit de futur. Le second segment du #416 montre un XXIe siècle où Luthor s'est détourné de sa haine et profite à l'humanité ; l'index du numéro range « LexCorp » parmi les lieux de ce futur, aux côtés d'un objet appelé LexCorp Holocaster. À la lettre, LexCorp naît donc comme le nom de l'entreprise d'un Luthor réformé, dans un flash-forward.

La chose, elle, arrive quelques mois plus tard. The Man of Steel #4, daté de novembre 1986, est le numéro où John Byrne installe un Luthor magnat d'affaires, sur un encrage de Dick Giordano. Avant la grande remise à zéro de DC, Luthor était un savant criminel. Après, c'est un patron, et le changement d'époque se lit entièrement dans ce détail.

La tour LexCorp de Metropolis : 96 étages en forme de L

La tour LexCorp est le seul organe de l'empire que Superman peut effectivement attraper. La fiche d'entreprise publiée par DC en 1991 la décrit comme un bâtiment de 96 étages, bâti en forme de L, planté à la pointe est du quartier de New Troy. Le chiffre vient d'une encyclopédie maison et non d'un relevé d'architecte : aucune source accessible ne donne de hauteur en mètres.

Avant elle, LexCorp n'avait pas de murs à soi. Les bureaux occupaient le dernier étage de l'immeuble du Daily Planet, puis un immeuble de bureaux banal, le temps que Luthor rachète assez de terrain au centre-ville pour bâtir son siège. La tour n'arrive qu'ensuite, et elle redessine la ligne d'horizon de la ville.

Elle est détruite en juin 1994, et pas par le héros. Dans Action Comics #700, clé de voûte de l'arc The Fall of Metropolis, un Luthor mourant menace la ville d'un stock de missiles ultrasoniques puis renonce, et son assistant Sydney Happersen presse le détonateur à sa place ; le démon Satanus, dissimulé sous l'identité d'un magnat nommé Collin Thornton, en détourne un sur la tour LexCorp, qui s'effondre. Le siège est abattu par un ennemi de Luthor.

Cinq ans plus tard, Superman s'en mêle, et le récit lui donne tort. En avril 1999, sous l'influence de Dominus, il découvre que les étages supérieurs fabriquent de la kryptonite synthétique. Il sectionne la moitié haute du bâtiment et l'emporte en orbite. Luthor fait relancer ce morceau de tour contre la Forteresse de Solitude, qu'il détruit. Le siège, lui, finira racheté par Bruce Wayne.

LexAir, LexOil, LexComp : l'inventaire des filiales de LexCorp

L'inventaire des filiales est éparpillé entre la fiche de 1991, l'Atlas of the DC Universe et quelques numéros isolés, et il se lit comme un annuaire. Deux compagnies aériennes en difficulté, Inter-Continental Airlines et Atlantic Coast Air Systems, rachetées puis fusionnées en LexAir. Le pétrolier Southwestern Petroleum rebaptisé LexOil. Les trois grandes banques de Metropolis, passées sous le contrôle de Luthor Financial Groups.

Le reste couvre à peu près tous les métiers : LexComp pour les ordinateurs personnels et sa marque de jeux Lextendo, LexSea pour le transport maritime, RoboInc. et North American Robotics pour la robotique, Advanced Research Laboratories pour la recherche, SecurCorp pour les convoyeurs de fonds, Hell's Gate Disposal Services et Lex-San pour les déchets. Le Good Foods Group gère les brasseries Koul-Brau, les restaurants Ralli's, les Bun 'N' Run et les supermarchés LexMart.

Une seule de ces filiales a vraiment voyagé hors des comics : Big Belly Burger, chaîne de fast-food fondée dans les années 1950 et rachetée par LexCorp, apparue en juin 1988 dans Adventures of Superman #441. On la retrouve ensuite dans les films, les séries et les dessins animés, le plus souvent sans que son propriétaire soit nommé à l'écran. C'est le détail le plus minuscule de la fiche, et celui qui a le mieux survécu.

Trois noms qui se ressemblent et ne désignent pas la même chose

  • LexCorp l'entreprise mère, celle qui détient tout le reste.
  • LexCom la filiale communications : l'opérateur LexTel, la chaîne WLEX-TV, et un temps le Daily Planet.
  • LexComp les ordinateurs personnels. Écrire « LexCom » pour les ordinateurs est une faute.
  • Projet Cadmus et S.T.A.R. Labs ce ne sont pas des divisions de LexCorp, mais des concurrents déclarés, au même titre que WayneTech.
  • Morgan Edge il dirige Galaxy Communications, autre rival de la liste. Pas LexCorp.

Deux tiers de Metropolis sur la fiche de paie

Le vrai moyen de LexCorp n'est pas une arme, c'est une surface d'emprise. À son apogée, la société emploie, directement ou par ses filiales, près des deux tiers des onze millions d'habitants de Metropolis. Le chiffre vient encore de la fiche publiée par DC en 1991, et la majorité des commerces de la ville appartiennent en tout ou partie à l'empire.

La série animée des années 1990 fait dire la même chose à Luthor à voix haute : près de deux tiers des habitants travaillent pour lui, qu'ils le sachent ou non. La formule résume le problème mieux qu'un affrontement. On ne met pas un conglomérat en prison, et un héros qui refuse de tuer n'a aucune prise sur un bilan comptable.

L'emprise dépasse la ville. La fiche de 1991 liste des implantations à Los Angeles, Denver, Houston, Chicago, Boston et jusqu'à Gotham City, plus des banques, des centres de recherche, des raffineries et des usines dans une vingtaine de pays, de l'Australie au Japon. Les adversaires déclarés sont du même calibre : WayneTech et Wayne Enterprises, Galaxy Communications, le magazine Newstime.

LexCom : quand LexCorp rachète le Daily Planet

En juin 1998, le Daily Planet publie une photo de Lena, la fille de Luthor. La riposte ne passe pas par la force. LexCorp lance une offre hostile sur le journal, l'emporte, et licencie presque toute la rédaction. L'arme, ici, c'est le capital : aucun pouvoir kryptonien ne s'oppose à une offre publique d'achat.

En octobre 1998, Luthor inaugure un immeuble LexCom dans le quartier d'Hypersector. Le modèle imposé est écrit noir sur blanc quelques mois plus tard, dans Action Comics #750 : publier vite, sans vérifier, recopier les autres plutôt qu'enquêter. C'est l'inverse exact de ce que défendait le patron historique de la rédaction.

Lois Lane est placée à un poste conçu pour l'empêcher d'enquêter. Le journal n'est libéré qu'en décembre 1999 : face à une offre de Lois Lane qu'il ne peut pas refuser, Luthor le revend à Perry White pour un dollar. Entre-temps, Luthor s'est installé dans l'immeuble LexCom, le temps que sa tour soit reconstruite : la filiale médias a servi de bureau de secours à l'entreprise mère.

De Talia al Ghul à Mercy Graves : qui a dirigé LexCorp

L'empire change plusieurs fois de mains, et chaque passation dit quelque chose. Quand Luthor est élu président des États-Unis, il coupe les ponts avec l'entreprise et en remet la direction à Talia al Ghul, sous le nom de Talia Head. Après la disgrâce de son ancien patron, Talia liquide tous les actifs.

Le siège de Metropolis est racheté par Bruce Wayne. Wayne Enterprises absorbe l'essentiel du capital, et Talia reverse une large part des profits à la Wayne Foundation. C'est la fin de l'empire comme empire : le concurrent de toujours ne l'a pas vaincu, il l'a acheté.

LexCorp se reconstitue après Infinite Crisis, sous la direction de Lana Lang, pendant que Luthor, acquitté, est ruiné. Lana est licenciée pour avoir aidé Superman : son contrat le lui interdisait explicitement. L'anecdote dit tout du rapport entre cette entreprise et ce héros.

La relance de 2011 donne encore un autre rôle à la société : elle devient l'outil par lequel Luthor se rend indispensable aux militaires. C'est avec ces moyens qu'il co-développe, avec l'ingénieur John Henry Irons, l'armure Metal-Zero — celle dont sortira Metallo.

Quarante ans d'empire, dates de couverture

Février 1986le mot « LexCorp » apparaît dans Superman #416, dans un futur imaginé par Elliot S. Maggin.
Novembre 1986The Man of Steel #4 : John Byrne fait de Luthor un patron. L'empire devient le dispositif central du personnage.
Juin 1988première apparition de Big Belly Burger, la filiale la plus reprise hors des comics.
Juillet 1991DC publie la fiche d'entreprise : filiales, implantations et tour de 96 étages.
Juin 1994la tour s'effondre, frappée par un missile détourné pendant The Fall of Metropolis.
Octobre 1998l'immeuble LexCom ouvre ; le Daily Planet appartient alors à Luthor.
Avril 1999Superman sectionne la moitié haute de la tour et l'emporte en orbite.
Avril 2023l'entreprise est signée à Superman et rebaptisée Supercorp.
Août 2025Mercy Graves en prend la direction et lui redonne le nom de LexCorp.
Trente-neuf ansséparent la première mention du nom de son retour sous une direction qui n'est plus celle de Luthor.

Supercorp : la société que Luthor signe à Superman

En février 2023, dans Action Comics #1050, Luthor fait effacer l'identité civile de Superman de la mémoire de la planète. Le récit s'appelle « Project Blackout » et il est signé Phillip Kennedy Johnson et Mike Perkins. Emprisonné peu après, Luthor n'a plus d'entreprise à diriger.

Sa réponse est le sommet du dispositif. En avril 2023, dans Superman vol. 6 #1, il signe la société à Superman sans le prévenir et la rebaptise Supercorp. Une clause verrouille le cadeau : si Superman transmet le contrôle à qui que ce soit, la société est dissoute, et près de la moitié de Metropolis perd son emploi. Des nanorobots reconfigurent le bâtiment et posent le blason du héros sur le toit.

Le nom revient en 2025. En mai, Superman vol. 6 #24 montre Mercy Graves faire implanter la mémoire de Lex dans un clone appelé X-El. En août, dans le #27, Lex quitte Metropolis et signe Supercorp à Mercy, qui lui redonne aussitôt le nom de LexCorp en annonçant qu'elle aidera Superman quand on le lui demandera. L'entreprise qui porte le prénom de Luthor n'est donc plus dirigée par lui.

LuthorCorp dans Smallville : l'entreprise agricole de Lionel Luthor

Smallville, diffusée du 16 octobre 2001 au 13 mai 2011, offre le cas le plus riche pour la question des noms. L'entreprise ne s'appelle pas LexCorp mais LuthorCorp. Elle n'est pas fondée par Lex mais par son père Lionel, avec l'argent d'une assurance touchée après l'incendie qui a tué ses parents. Et son métier n'est ni l'aérospatial ni la finance : ce sont les engrais, les pesticides et le matériel agricole, sous un slogan qui promet de faire pousser les choses.

Il y a pourtant bien deux LexCorp dans la série. En saison 1, le Lex de Michael Rosenbaum transforme l'usine d'engrais numéro 3, fermée par son père, en « LexCorp », par un rachat des salariés ; Lionel la reprend par chantage en saison 2 et l'usine redevient LuthorCorp Plant Number Three. Dans le final du 13 mai 2011, une explosion fait tomber des lettres de l'enseigne LuthorCorp, et la carcasse épelle grossièrement « LEXCORP ».

Les murs, eux, sont au cœur de la série. LuthorCorp Plaza est un gratte-ciel voisin immédiat du Daily Planet : le conflit est inscrit dans le plan cadastral. On y trouve un héliport en toiture, le bureau de Lionel au 40e étage — d'où Lex le précipite en saison 7, en avril 2008 — et un étage secret, le Level 33.1. La saison suivante installe Tess Mercer à la tête de l'entreprise, qui avait racheté le Daily Planet en décembre 2007 ; Oliver Queen entre ensuite au capital, mais la fusion annoncée avec Queen Industries n'est jamais confirmée, et l'enseigne porte encore le nom LuthorCorp des années plus tard, bien après les débuts du Clark Kent de Tom Welling.

Les noms de LexCorp selon les adaptations, du DCEU au film de 2025

Au cinéma, le nom dépend du metteur en scène. Dans Man of Steel (2013), la société n'est pas nommée comme personnage moral, mais sa tour inachevée sert de décor au combat final et y est détruite ; le chantier affichait un panneau de fierté, sans accident depuis 106 jours.

Dans Batman v Superman (2016), elle s'appelle LexCorp Industries, et elle n'est pas fondée par Lex. Son père, Alexander Luthor Sr., l'a fondée et lui a donné son propre prénom ; les suppléments de production — un guide tie-in et une page sponsorisée publiée par Fortune en 2015 — ajoutent qu'il était un immigré d'Allemagne de l'Est venu de la pétrochimie et de la machinerie lourde, et que Lex hérite à sa mort en 2000, mais le film ne le dit pas. Le Lex de Jesse Eisenberg le résume d'une phrase : « He was the Lex in front of the Corp. » La tour, à LexCorp Plaza, est présentée comme le plus haut bâtiment de la ville, et elle est lourdement endommagée pendant l'affrontement avec Doomsday.

Le film de 2025 casse l'habitude : l'entreprise s'appelle LuthorCorp, pas LexCorp. Son siège, la LuthorCorp Tower, se trouve à New Troy, Metropolis, Delaware — exactement le quartier et l'État de la tour LexCorp des comics. Le slogan affiché promet de bâtir un monde meilleur. Deux employés sont nommés au générique, Otis Berg et Sydney Happersen : le second vient des comics, créé par John Byrne, le premier du film de 1978, qui a inventé Otis avant que les comics ne le reprennent.

À l'écran, LuthorCorp monte la force d'intervention PlanetWatch, vendue au Pentagone comme le remplacement de Superman : les mercenaires Raptors en sont les soldats, le clone Ultraman et l'ingénieure Angela Spica en sont les recrues. L'entreprise finance aussi l'univers de poche où Luthor enferme ses ennemis. Les entretiens de production ajoutent une préhistoire que le film ne montre pas : l'entreprise aurait démarré comme fabricant de pesticides avant de prospérer grâce à une batterie très performante, puis à des voitures sobres. À prendre comme une déclaration d'équipe, pas comme un fait établi à l'écran.

Ailleurs, le nom sert d'indice sur qui tient les clés. Dans Supergirl, la société fondée par Lionel devient L-Corp quand Lena Luthor en prend la tête, à partir de la saison 2, en 2016 : elle renomme pour se détacher de son frère, à l'opposé exact du geste de Luthor rebaptisant la sienne Supercorp. Dans My Adventures with Superman, LexCorp n'existe même pas au départ : Luthor la fonde en saison 2 avec les moyens de la Task Force X, et Amanda Waller la ferme en saison 3.

Le nom de l'entreprise de Luthor selon l'univers
Univers Nom de l'entreprise Qui la fonde
Comics, après Crisis LexCorp Incorporated Lex Luthor
Comics, 2023 à 2025 Supercorp, puis LexCorp de nouveau signée à Superman, puis à Mercy Graves
Smallville LuthorCorp Lionel Luthor
Supergirl Luthor Corp, puis L-Corp Lionel Luthor, renommée par Lena
DCEU, films de Zack Snyder LexCorp Industries Alexander Luthor Sr.
Superman (2025) LuthorCorp Lex Luthor
Séries animées des années 1990 LexCorp Lex Luthor
My Adventures with Superman LexCorp, fondée en saison 2 Lex Luthor, avec les moyens de la Task Force X
Terre-21 et le roman It's Superman! LexCo, et Lexco dans le roman Lex Luthor

FAQ — Questions fréquentes

LexCorp, c'est quoi exactement ?

C'est le conglomérat de Lex Luthor, basé à New Troy, à Metropolis. Son nom complet est LexCorp Incorporated et son métier d'origine est l'ingénierie aérospatiale. Sa fonction dans les récits est d'héberger légalement une activité criminelle : c'est une façade, et c'est pour cela que Superman n'a pas de prise sur elle.

Qui a fondé LexCorp ?

Lex Luthor, dans la continuité des comics. Les adaptations ne suivent pas toutes : dans Smallville comme dans Supergirl, l'entreprise est fondée par son père Lionel, et dans les films de Zack Snyder par un autre père encore, Alexander Luthor Sr. Attention à ne pas confondre ces deux pères, qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre.

Où se trouve la tour LexCorp ?

À la pointe est du quartier de New Troy, à Metropolis. La fiche d'entreprise publiée par DC en 1991 la décrit comme un bâtiment de 96 étages en forme de L. Aucune source accessible n'en donne la hauteur en mètres, et chaque univers a sa propre tour : les chiffres de l'un ne se transportent pas dans l'autre.

La tour LexCorp a-t-elle été détruite ?

Plusieurs fois, et jamais tout à fait de la même façon. Dans les comics, elle s'effondre en juin 1994 sous un missile détourné par le démon Satanus, puis Superman lui coupe la moitié haute en avril 1999. Dans les films de Zack Snyder, une première tour inachevée tombe pendant le combat contre Zod, et la seconde est endommagée face à Doomsday.

Pourquoi le film Superman de 2025 dit LuthorCorp et pas LexCorp ?

Parce que le nom n'a jamais été figé. La formule « LexCorp dans les films » vaut pour les films de Zack Snyder, pas pour celui de 2025, où l'entreprise s'appelle LuthorCorp et siège à la LuthorCorp Tower. Le quartier, lui, ne change pas : New Troy, à Metropolis, comme dans les comics. Vous pouvez suivre les autres incarnations du personnage au cinéma pour mesurer l'écart.

Quelle est la différence entre LexCorp, LexCom et LexComp ?

LexCorp est l'entreprise mère. LexCom est sa filiale communications : l'opérateur LexTel, la chaîne WLEX-TV, et un temps le quotidien de Metropolis. LexComp, avec un p, fabrique des ordinateurs personnels et édite des jeux sous la marque Lextendo. Les trois noms se ressemblent beaucoup et désignent trois choses différentes.

Qui dirige LexCorp aujourd'hui dans les comics ?

Mercy Graves. Elle reçoit la société de Lex Luthor dans Superman vol. 6 #27, daté d'août 2025, et lui redonne immédiatement le nom de LexCorp après la période Supercorp. Les fiches encyclopédiques de DC se contredisent sur ce point, mais le récit daté, lui, est clair.

LexCorp apparaît-elle dans Smallville ?

Oui, mais deux fois et jamais comme entreprise principale. L'entreprise de la famille s'appelle LuthorCorp. Lex crée une « LexCorp » en saison 1 à partir d'une usine d'engrais, que son père récupère en saison 2, et le nom réapparaît par accident dans le final de 2011, quand une enseigne tombée épelle LEXCORP. Le détail par saison remet ces épisodes dans l'ordre.

Big Belly Burger appartient-elle à LexCorp ?

Dans les comics, oui : la chaîne est fondée dans les années 1950 et rachetée par LexCorp ; elle apparaît pour la première fois en juin 1988. C'est la filiale la plus reprise hors des comics, au point d'apparaître dans des films et des séries où le nom de son propriétaire n'est même pas prononcé.

Projet Cadmus et S.T.A.R. Labs sont-ils des filiales de LexCorp ?

Non, c'est l'inverse : ce sont des concurrents déclarés, listés parmi les adversaires de l'entreprise aux côtés de WayneTech et de Galaxy Communications. Les présenter comme des divisions de l'empire est une erreur fréquente, et elle brouille la carte des forces hostiles à l'Homme d'Acier.

Conclusion

LexCorp n'est pas un repaire, c'est un bilan comptable. C'est aussi ce qui en fait un adversaire aussi durable : on peut arrêter un homme, pas un organigramme. La tour de 96 étages est la seule partie de l'empire que Superman peut saisir, et les deux fois où il y touche, le récit lui donne tort — il coupe un laboratoire, et le morceau de tour revient détruire ses propres affaires.

Si vous cherchiez la biographie du fondateur, elle est dans un dossier à part : ici, le personnage principal est la société. Et s'il faut retenir une chose du titre, la voilà : « LexCorp dans les films » n'est vrai qu'à moitié. Le nom change presque à chaque adaptation, et il indique chaque fois qui tient réellement les clés — Lionel, Lena, Mercy, ou l'assistante qui traîne dans les couloirs depuis 1978.

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